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Cimenterie de Port-Daniel : Québec dit respecter les règles du commerce international

12/11/2014 10:08 EST | Actualisé 12/11/2014 10:09 EST
Radio-Canada

Le gouvernement Couillard tente de convaincre le consulat des États-Unis à Québec que le projet de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons, en Gaspésie, ne contrevient pas aux règles régissant le commerce international.

Interrogé à ce sujet à l'Assemblée nationale, le ministre du Développement économique, Jacques Daoust, a indiqué mercredi avoir rencontré le consul Hale VanKoughnett pour faire valoir que l'argent mis par Québec dans le projet constitue un investissement et non une subvention.

Au total, le gouvernement québécois a injecté 450 millions de dollars dans le projet de Ciment McInnis, dont la valeure totale est de 1,1 milliard de dollars, par l'intermédiaire de la Caisse de dépôt et placement et Investissement Québec. Les autorités américaines craignent sa concurrence pour les cimenteries américaines et s'apprêtent à contester le dossier devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Selon M. Daoust, les prêts garantis offerts par le gouvernement ont des taux comparables au marché, et ses prises de participation sont régulières. Par l'intermédiaire de ses sociétés d'État, le gouvernement québécois agit de la même façon qu'un investisseur institutionnel normal, a-t-il affirmé.

« Dans ce dossier-là, on n'est pas subventionnaires nulle part, on est des investisseurs normaux. »

— Jacques Daoust, ministre du Développement économique

« Et depuis quand les accords mondiaux de commerce, les accords internationaux, disent que quand on fait un investissement sur une base régulière, comme tout investisseur institutionnel, ça devient illégal? », a-t-il demandé.

Le ministre Daoust a précisé que la rencontre avec le consul n'avait pas duré très longtemps.

Ciment McInnis s'entend avec l'Allemande ThyssenKrupp

Ciment McInnis a par ailleurs confirmé la conclusion d'un accord de 150 millions de dollars avec la société allemande ThyssenKrupp pour la fabrication et la fourniture d'une ligne complète de production de ciment.

Le conseiller aux affaires publiques de l'entreprise, Pierre Pichette, estime que cette entente permettra de finaliser le cœur de l'usine gaspésienne.

Les composantes techniques faisant partie de l'entente comprennent entre autres les concasseurs qui vont broyer le calcaire, un silo de mélange ainsi que des fours à cuisson.

Ciment McInnis prévoit produire ses premières tonnes de ciment dans deux ans.

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