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Cyclotron à Québec : l'argent proviendra d'une subvention provinciale (VIDÉO)

11/11/2014 05:56 EST | Actualisé 11/11/2014 05:57 EST

L'argent consenti par la Ville de Québec pour l'achat d'un cyclotron au CHU ne proviendra pas du budget d'immobilisations, mais plutôt d'un fonds de développement économique du gouvernement du Québec.

C'est ce que le maire de Québec a précisé, hier, en réagissant aux critiques soulevées par l'opposition en lien avec cet investissement de 5 millions dans un domaine de compétence provinciale. Régis Labeaume avait pourtant affirmé, lors de l'annonce vendredi, que l'argent serait puisé à même le « plan triennal d'immobilisation » de la Ville à raison d'un million par année pour une période de cinq ans.

Le maire a expliqué qu'il avait su seulement vendredi, après l'annonce au CHU, que le gouvernement du Québec allait reconduire sa subvention pour le développement économique. L'enveloppe de 7 millions de dollars a été revue à la baisse à 5,3 millions, mais elle sera destinée à l'achat du cyclotron.

« Là de toute façon, on va le payer avec l'argent du gouvernement. C'est fait pour ça, pour le développement économique technologique », a dit Régis Labeaume.

Le maire de Québec continue de défendre son choix d'investir dans cet équipement qui permettra éventuellement d'approvisionner toute la région en isotopes médicaux pour le diagnostic de certains cancers. Selon lui, cet outil économique permettra aussi à plusieurs chercheurs de continuer à travailler ici.

« En plus de ça, on va recevoir 135 000 $ de taxes additionnelles par année juste à cause de l'installation du cyclotron. Je trouve que ce n'est pas si mal », a dit le maire.

Labeaume répond à l'opposition

Le chef de l'opposition Paul Shoiry a critiqué cet investissement en affirmant que la Ville devrait se concentrer à améliorer les infrastructures et les équipements de loisir et de sport.

Régis Labeaume a répliqué, hier, en disant que des hôpitaux de Québec ont déjà bénéficié d'un coup de pouce de l'administration municipale dans le passé.

« En 2007 et 2005, même M. Soiry et M. Bussières ont voté pour des investissements dans des centres de recherche sauf que ç'a été fait de façon plus cachée. C'était des congés de taxes et ça influait directement sur les budgets d'opérations. Alors, demandez leur pourquoi ils ont voté deux fois à l'époque pour exactement la même chose et que là ça pas de bon sens ? », a lancé Régis Labeaume.

La Ville de Québec s'est engagée à donner un million de dollars par année pendant cinq ans pour l'acquisition de cet appareil à la fine pointe de la technologie. Cinq millions de dollars supplémentaires ont été offerts par la Banque Nationale, le Groupe Dallaire et Cominar.

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