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Une idée pour Montréal : du miel sur les toits, du houblon sur les balcons (VIDÉOS)

11/11/2014 12:37 EST | Actualisé 11/11/2014 12:42 EST

Comment changer la ville? En vue de l'événement Je vois Montréal, plus de 200 idées ont été proposées. Radio-Canada s'est intéressée à plusieurs d'entre elles. Aujourd'hui : l'agriculture urbaine.

Une chronique de Pasquale Harrison-Julien, du Grand Montréal

Alexandre Maclean a découvert l'apiculture dans la campagne manitobaine. Un été passé avec son oncle apiculteur l'a inspiré, et des initiatives semblables à New York l'ont convaincu de la possibilité de produire son miel en plein cœur d'une métropole.

La compagnie qu'il a cofondée, Alvéole, possède maintenant une centaine de ruches sur les toits montréalais.

Et avec le temps, l'objectif premier de faire du miel a fait place à un autre : celui d'éduquer les urbains au travail de ces insectes qui font parfois peur.

« Les gens sont très peu au courant du travail des abeilles. Elles aident à la pollinisation d'un tiers de tout ce qu'on mange. On dépend d'elles pour notre survie. On ne voit pas leur impact sur notre vie. » — Alexandre Maclean, apiculteur

Une pollinisation qui peut s'avérer bien pratique avec l'intérêt grandissant de l'agriculture urbaine.

En installant des ruches sur les toits d'entreprises et chez des particuliers, et en les accompagnant toute une année, les jeunes entrepreneurs se sont aperçus que l'aspect éducatif de l'apiculture avait autant d'impact que la production du miel.

L'apiculteur-entrepreneur voudrait bien étendre ses services aux écoles et aux universités. Des contacts qu'il espère faire pendant l'événement Je vois Montréal.

Et le miel montréalais dans tout ça, a-t-il un goût particulier? Absolument, répond Alexandre Maclean. La variété de fleurs et d'arbres fait aussi en sorte que le miel de Verdun n'a pas les mêmes arômes que celui de Rosemont, par exemple.


Du houblon sur les balcons

La bière a la cote à Montréal. Mathieu Garceau-Tremblay l'a expérimenté pendant des années avant de devenir chef brasseur chez Harricana, une brasserie qui verra bientôt le jour tout près du marché Jean-Talon.

Après avoir lui-même cultivé du houblon, matière première de la bière, lui est venue cette idée : impliquer les Montréalais, les former et les accompagner pour qu'ils cultivent sur leur terrain ou leur balcon un plant de houblon.

« L'avenir des villes passe par le verdissement, par la production alimentaire locale. L'idée n'est pas de remplacer le réseau traditionnel, mais de démystifier l'agriculture urbaine et verdir la ville. » — Mathieu Garceau-Tremblay, chef brasseur

Une première bière de saison sera brassée pour le 375e anniversaire de Montréal grâce à la participation de plusieurs partenaires, notamment des brasseries.

Du houblon sera planté dès l'été 2015 pour être prêt à temps. Mais l'objectif est de prolonger l'expérience au-delà de 2017, et peut-être même aider à créer de l'emploi.

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