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Procès Magnotta: les témoignages axés sur les dossiers médicaux de l'accusé

10/11/2014 03:08 EST | Actualisé 10/11/2014 03:08 EST
AP

MONTRÉAL _ Une psychiatre qui a évalué la responsabilité criminelle de Luka Rocco Magnotta a également parcouru ses volumineux dossiers médicaux, qui laissent croire que l'accusé de meurtre prémédité a souvent vécu des hauts et des bas avec la schizophrénie.

Dans son témoignage au procès pour meurtre de Magnotta, lundi, Marie-Frédérique Allard a parlé de ces dossiers médicaux, qu'elle a utilisés pour préparer un rapport de 127 pages concernant la responsabilité de l'individu dans le meurtre et le démembrement de Jun Lin.

La psychiatre légiste a affirmé, auparavant, qu'elle croyait que Magnotta souffrait de schizophrénie et qu'il était dans un état psychotique lorsqu'il a tué sa victime en mai 2012.

La docteure Allard a souligné que même si l'accusé savait ce qu'il faisait, il n'était pas capable différencier le bien et le mal.

Magnotta a admis avoir tué l'étudiant chinois de 33 ans, mais a plaidé non coupable pour cause d'aliénation mentale.

Les rapports, qui datent de 2001, suggèrent que l'accusé croyait souvent être espionné par d'autres personnes, qu'il entendait des voix et qu'il ne prenait pas assidûment sa médication visant à traiter sa schizophrénie.

Magnotta était souvent rencontré par des psychiatres alors qu'il vivait en Ontario, incluant un docteur qui l'a suivi de 2002 à 2008. Magnotta a cessé de voir un psychiatre sur une base régulière en juillet 2010.

Marie-Frédérique Allard a rencontré l'accusé pour la première fois en décembre 2013.

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