POLITIQUE

Québec pourrait hausser les tarifs des services de garde en milieu scolaire

06/11/2014 01:26 EST | Actualisé 06/11/2014 01:27 EST
Julien de Wilde via Getty Images

Le gouvernement de Philippe Couillard jongle avec la possibilité d'augmenter les tarifs des services de garde en milieu scolaire. Talonné par Nicole Léger, la députée péquiste de Pointe-aux-Trembles, à l'Assemblée nationale jeudi, le ministre de l'Éducation Yves Bolduc a éludé la question, mais n'a pas démenti que ce scénario était soupesé par le gouvernement.

« On a des travaux à faire [...] On va continuer à avoir des services très abordables. »

— Le ministre de l'Éducation du Québec, Yves Bolduc

Yves Bolduc a répondu à Nicole Léger que le gouvernement cherchait à maintenir l'équité, à protéger le contribuable et à maintenir les meilleurs services possible. « On veut surtout que nos parents soient accompagnés lorsqu'ils ne peuvent pas venir chercher leurs enfants, pour être capables de leur offrir un service », a déclaré le ministre de l'Éducation.

Nicole Léger a mené une charge en règle contre le ministre Bolduc, lui reprochant d'être flou.

« C'est pas qu'on veuille être flou, c'est pas qu'on n'a pas de réponses. Il y a des travaux à faire et des ajustements à discuter, et en temps et lieu on fera les annonces nécessaires. »

— Le ministre de l'Éducation du Québec, Yves Bolduc

Pour la députée de Pointe-aux-Trembles, le gouvernement libéral est en train de mettre en pièces une politique familiale « qui nous distingue de par le monde ». Elle affirme aussi que les parents des 180 000 enfants qui fréquentent un service de garde offert à l'école n'ont guère de marge de manoeuvre financièrement parlant. Par conséquent, une hausse future des tarifs pour les obligerait à faire « des choix douloureux ».

« Avec ces hausses sans précédent où les parents seront pris avec des choix déchirants, est-ce que le ministre de l'Éducation nous ramène aux enfants avec la clé dans le cou? »

— Nicole Léger, députée pour le Parti québécois dans Pointe-aux-Trembles

Un prix raisonnable

Pour Yves Bolduc, « ces enfants-là ont besoin d'avoir un service de garde de qualité et à un prix raisonnable », des propos qui amènent la députée Nicole Léger à dénoncer la trajectoire que semble adopter le gouvernement libéral en la matière.

Nicole Léger dit en substance que, malgré le fait que les parents paient déjà leur impôt en fonction de leur revenu, malgré qu'en campagne électorale le premier ministre a promis qu'il n'y aurait pas de hausse de tarifs, le gouvernement fait maintenant marche arrière sur les tarifs .

Depuis 1997, le gouvernement du Québec a mis en place des services de garde à contribution réduite. Initialement fixée à 5 $ par jour, la contribution parentale avait été haussée à 7 $, au 1er janvier 2004. Elle a été portée à 7,30 $ le 1er octobre dernier.

Rappelons que le débat est également lancé en ce qui concerne un possible accroissement des tarifs pour les usagers des services des centres de la petite enfance (CPE).

En effet, il avait été révélé mercredi que la modulation des tarifs de garderie dans les centres de la petite enfance (CPE), en fonction du revenu des parents, était à l'étude par le gouvernement de Philippe Couillard. Ce scénario, dénoncé par l'Association québécoise des centres de la petite enfance, est qualifié de « pure spéculation » par la ministre de la Famille, Francine Charbonneau.

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