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Les frappes canadiennes en Irak visaient à empêcher une inondation programmée par l'EI (VIDÉO)

04/11/2014 03:37 EST | Actualisé 04/11/2014 06:54 EST

Les premières frappes canadiennes en Irak, dimanche, visaient à empêcher le groupe armé État islamique (EI) de mettre à exécution son projet d'inonder une partie de la province d'Anbar, a expliqué lundi le lieutenant-général Jonathan Vance, du Commandement des opérations interarmées du Canada.

Ce sont deux CF-18 qui ont attaqué la cible près de Falloujah : de l'équipement de construction appartenant au terroriste.

L'équipement d'ingénierie et les véhicules lourds avaient été disposés par les terroristes près du fleuve Euphrate dans l'optique d'en dévier le cours afin d'inonder une partie de la province d'Anbar. L'EI espérait ainsi faire fuir la population et les combattants irakiens qui s'y trouvent, et priver du même coup d'autres populations plus en aval de leur accès à l'eau, a indiqué le lieutenant-général Vance.

« De plus, en inondant certaines voies de circulation, les terroristes de l'EI voulaient forcer la population et les combattants à emprunter d'autres voies où ils avaient spécifiquement placé des explosifs », a-t-il rajouté.

Les frappes ont permis de détruire l'équipement. La mission a duré environ quatre heures et a nécessité un ravitaillement en vol.

Il n'y a pas eu de dommages collatéraux.

Le Canada fait sa part

Le lieutenant-général Vance a déclaré que l'armée canadienne participait maintenant activement à l'effort militaire pour stabiliser le Moyen-Orient.

Le lieutenant-général a en outre signalé que jeudi dernier, un avion Aurora avait effectué une mission de cueillette de renseignements de six heures dans le nord-est de l'Irak pour aider la coalition à mieux comprendre l'espace de bataille et qu'un avion Polaris avait mené une mission de ravitaillement qui a permis de livrer près de 50 000 livres de carburant aux aéronefs de la coalition.

« Laissez-moi vous rappeler que le but ultime de la coalition est de soutenir les forces de sécurité irakiennes dans leur tâche pour rétablir la sécurité nationale », a insisté M. Vance. « Les frappes aériennes ne suffiront pas, a-t-il convenu. Ce sont les Irakiens eux-mêmes qui doivent faire le travail sur le terrain ».

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