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État islamique: pas de menaces pour la police du Québec

04/11/2014 11:22 EST | Actualisé 04/11/2014 11:23 EST
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La semaine dernière, la Fraternité des policiers réagissait vivement à une information annonçant une menace du groupe terroriste État islamique à l’encontre de plusieurs corps policiers québécois. Une menace qui aurait été relayée par la GRC, puis diffusée aux effectifs de plusieurs corps policiers, dont le service de police de la ville de Québec, suscitant le mécontentement des agents du SPVM, inquiets de n’avoir reçu aucune mise en garde de leur propre direction à ce sujet.

Or, il s’avère qu’il n’existe aucune menace de la part de l’organisation terroriste État islamique visant des corps policiers québécois ou canadiens. Si la GRC, reconnaît avoir diffusé un message lié à ce groupe terroriste, il s’agissait en fait d’une information générale concernant des menaces sur les militaires américains, datant du début du mois d’octobre et venant d’un centre d’analyse américain, le Central Florida Intelligence exchange, qui traite des sources ouvertes.

Selon le Sergent Luc Thibault de la GRC, il s’agissait « d’un message parmi tant d’autres qui ne visait ni le Canada ni le Québec ». À Québec, François Moisan relationniste au SPVQ, précise que son service avait bien réitéré un appel à la vigilance déjà diffusé à la suite des menaces générales du groupe terroriste État islamique du 21 septembre dernier et qu’il n’avait connaissance « d’aucune nouvelle menace depuis cette date et qu’il n’y avait jamais eu de menace directe de la part de l’EI contre des policiers Canadien ou Québécois ».

Ian Lafrenière, responsable du module médias du SPVM, abondait dans le même sens en précisant que tous les policiers de son service avaient été avisés dès le 3 octobre de la menace diffusée le 21 septembre par le groupe terroriste, par une note qui avait ensuite fait l’objet d’un rappel par courriel le 6 octobre.

Interrogé sur le fait que le président de la Fraternité, Yves Francoeur, avait réagi le 30 octobre dernier à une menace sur les policiers Canadiens dont les policiers du SPVM n’auraient pas eu connaissance, Martin Desrochers relationniste de la Fraternité, maintenait dans un premier temps qu’une note de la GRC faisait bien état d’une menace spécifique tout en reconnaissant n’avoir personnellement jamais vu cette note.

Informé ensuite des explications des corps policiers sur l’absence de menace spécifique, le relationniste de la Fraternité reconnaissait qu’il « avait pu circuler des interprétations quant à cette note » ajoutant que, « compte tenu du contexte particulier de la métropole, les policiers de Montréal s'attendaient à la même prudence de la part du SPVM ».

Selon plusieurs sources policières, la mise en avant d’une menace qui n’a finalement jamais existé serait fruit d’une mauvaise interprétation du rappel à la prudence du SPVQ à ses policiers, un imbroglio qui tombait à point nommé pour alimenter le climat lourd et tendu entre la Fraternité et le SPVM depuis la Loi 3 sur les retraites et les incidents de l’hôtel de ville de Montréal.

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