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La Couronne s'objecte à la publication d'éléments de preuve au procès de Bourque

03/11/2014 12:54 EST | Actualisé 03/01/2015 05:12 EST
CP

MONCTON, N.-B. - La Couronne s'objecte à la publication d'éléments de preuve présentés la semaine dernière au procès de Justin Bourque à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

La Couronne a prévenu le greffier de la Cour du banc de la reine qu'elle présentera ses arguments le 17 novembre prochain pour s'objecter à la publication d'éléments de preuve.

Le ministère public veut notamment empêcher la publication d'un interrogatoire mené par la Gendarmerie royale du Canada après l'arrestation de Bourque, et dont l'enregistrement a déjà été entendu par le tribunal, la semaine dernière, lors des observations sur la peine à imposer.

Pendant cet interrogatoire, Bourque explique aux policiers qu'il avait tué trois agents et en avait blessé deux autres parce qu'il voulait lancer une rébellion contre un gouvernement selon lui oppressif et corrompu. Bourque explique qu'il souhaitait encourager la population à s'élever contre les «soldats» qui défendent les institutions fédérales et qui protègent les riches des pauvres. Il y parle en vrac de son éducation catholique très stricte, du réchauffement de la planète, de l'évolution, d'ingénierie sociale, de lutte des classes, de tyrannie, et des menaces supposées que représentent les Russes et les Chinois.

Justin Bourque, âgé de 24 ans, a été condamné vendredi à une peine de prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans, ce qui constitue la peine la plus sévère jamais imposée au Canada depuis les dernières peines capitales en 1962. Il avait plaidé coupable, en août, aux trois chefs d'accusation de meurtre prémédité et aux deux chefs de tentative de meurtre.

Le 4 juin dernier, à Moncton, Bourque avait utilisé une arme semi-automatique pour tuer les agents Dave Ross, Fabrice Gevaudan et Douglas Larche; les agents Éric Dubois et Darlene Goguen ont aussi été blessés lors de la fusillade. Une chasse à l'homme de 28 heures avait paralysé la ville de Moncton jusqu'à l'arrestation de Bourque le 6 juin, peu après minuit.

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