DIVERTISSEMENT

Le président-directeur général de Radio-Canada, Hubert Lacroix, répond aux commentaires d'Alain Saulnier

02/11/2014 05:07 EST | Actualisé 03/11/2014 09:22 EST
Flickr: James Cridland

Dans un communiqué public publié dimanche soir, le président-directeur général de Radio-Canada, Hubert Lacroix, a réagi aux propos tenus par l’ancien directeur général de l’information des Services français de Radio-Canada, Alain Saulnier et à son livre, Ici était Radio-Canada.

Dans Ici était Radio-Canada, Alain Sauliner affirme que l'on dénature Radio-Canada. Lors d'une entrevue accordée au quotidien La Presse, l'an directeur général de l'information, a soutenu que « Le président [Hubert Lacroix] met plus d'empressement à remplir les commandes que ce qu'on lui demande. L'autre reproche que je lui fais, c'est qu'il n'a pas de vision. La seule façon qu'on a trouvée pour maintenir Radio-Canada, c'est d'augmenter les revenus commerciaux.»

Dans son communiqué, Hubert Lacroix affirme rejetter « totalement les affirmations à l’effet qu’un manque de vision de la présente équipe de direction conduirait ni plus ni moins qu’au démantèlement de CBC/Radio-Canada». Il ajoute qu'il «considère qu’il est faux de prétendre que [Radio-Canada] a pris un virage commercial qui [la] dénature. Un simple regard aux programmations offertes aux réseaux français et anglais de télévision, au fil des dernières années, démontre la constance de nos orientations.»

Le président assure que CBC/Radio-Canada est dirigée d’une manière totalement autonome du gouvernement.

Il est également revenu sur le cas de Gilles Duceppe à l'émission de radio Médium large. «Les exemples d’interventions « décisives » du ministre tirés du livre d’Alain Saulnier et cités dans les journaux relèvent d’interprétations abusives ou erronées», dit Hubert Lacroix. Le cas de Gilles Duceppe à Médium large est révélateur à cet égard. En vérité, il s’agit d’une méprise de l’équipe de l’émission qui a approché M. Duceppe sans tenir compte de la politique journalistique imposant un moratoire de deux ans à l’embauche d’un politicien défait, et sans en aviser la direction de la Radio. Ce n’est donc pas pour faire plaisir au ministre, mais en raison de notre politique journalistique qu’on a prévenu M. Duceppe qu’il ne pourrait parler de politique à Médium large. Il alors refusé la proposition.»

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