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Jean Gagnon affirme que des maires veulent se soustraire au projet de loi 3

30/10/2014 07:56 EDT | Actualisé 30/10/2014 07:56 EDT
Radio-Canada

Le président du syndicat des cols blancs de la Ville de Québec Jean Gagnon affirme que plusieurs maires du Québec ont demandé que le projet de loi numéro 3 du gouvernement Couillard ne s'applique pas à leurs propres régimes de retraite.

C'est ce qu'il a indiqué hier soir en marge du vote des employés municipaux sur leur participation à la journée du grand dérangement au mois de novembre.

Jean Gagnon affirme que certains maires ont demandé récemment d'être soustraits de l'application de ce projet de loi qui prévoit notamment un partage à part égal des déficits passés ds régimes de retraite. Le vote aurait eu lieu lors d'une réunion de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), il y a quelques semaines.

« Eux autres refusent de s'assujettir au projet de loi 3 parce qu'ils disent qu'ils le méritent. Ça n'est pas sorti public parce que c'est l'omerta à l'UMQ et il n'y a pas personne qui veut en parler au Québec », a dit M. Gagnon.

« Je vous fais cette déclaration et si jamais je suis poursuivi, je vais tous les faire comparaître devant le tribunal pour que ces gens-là viennent dire que ce n'est pas vrai ce que je viens de dire », a-t-il ajouté.

M. Gagnon se dit « scandalisé » de voir que les maires rejettent pour eux-mêmes ce qu'ils veulent imposer aux employés des villes. « Les maires au Québec sont en train de s'organiser pour passer à leurs employés ce qu'ils ne veulent même pas s'imposer à eux même », indique-t-il.

Vote pour le « grand dérangement »

Par ailleurs, les cols blancs de la Ville de Québec ont voté à l'unanimité mercredi soir pour leur participation à la journée de « grand dérangement » en guise de protestation contre le projet de loi sur les régimes de retraite.

Sur 1800 cols blancs, 250 d'entre eux étaient présents lors de ce vote qui a eu lieu à main levée.

S'ils ont donné le mandat au syndicat de participer aux moyens de pression, les syndiqués ont toutefois exclu de recourir à la grève. La date exacte du « grand dérangement » n'est pas encore connue, ni même la forme que prendra cette journée de manifestations qui aura lieu en novembre.

Les cols bleus de la Ville de Québec ont aussi voté lundi en faveur d'une participation à cette journée de manifestation nationale.

L'administration Labeaume n'écarte pas la possibilité d'imposer des sanctions contre les employés qui participeront à une grève illégale pour contester le projet de loi 3 sur les régimes de retraite.

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