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La survie au virus Ebola dépend de la génétique, démontre une nouvelle étude

30/10/2014 02:51 EDT | Actualisé 30/12/2014 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
FILE- In this Oct. 24, 2014 file photo, members of the Department of Defense's Ebola Military Medical Support Team dress with protective gear during training at San Antonio Military Medical Center in San Antonio. Even small clusters of Ebola cases could overwhelm parts of US medical care system, according to an Associated Press review of readiness at hospitals and other components of the emergency medical network. (AP Photo/Eric Gay, File)

MONTRÉAL - La survie à une infection par le virus Ebola dépend en grande partie de la génétique, démontre une nouvelle expérience réalisée récemment sur des souris par des chercheurs américains.

Des scientifiques de l'Université de Washington, de l'Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill et des Instituts nationaux de la santé ont infecté des souris avec une variante murine du virus responsable de l'épidémie actuelle, de manière à reproduire les caractéristiques de la maladie chez l'humain.

Toutes les souris infectées ont commencé par perdre du poids. Toutefois, 19 pour cent d'entre elles n'ont semblé que peu ou pas affectées par le virus et ont repris tout le poids perdu en moins de deux semaines.

Onze pour cent des souris ont démontré une résistance partielle, et moins de la moitié de celles-ci sont mortes. Soixante-dix pour cent des souris ont eu un taux de mortalité de plus de 50 pour cent, dont 19 pour cent qui ont souffert d'une inflammation du foie mais non des symptômes classiques de l'Ebola, et 34 pour cent qui ont souffert de problèmes de coagulation — un caractéristique classique de cette fièvre hémorragique chez l'humain.

Ces dernières souris ont aussi souffert d'hémorragies internes, de rates enflées et de changements à leur foie.

Les souris qui ont le plus souffert sont celles chez qui le virus a stimulé les gènes responsables de l'inflammation des vaisseaux sanguins et de la mort cellulaire. En revanche, chez les survivantes, ce sont les gènes qui coordonnent la réparation des vaisseaux sanguins et la production de globules blancs qui ont été activés.

Le foie des souris qui ont succombé avait été sérieusement endommagé, ce qui pourrait l'avoir empêché de produire des cellules spécialisées qui, chez les survivantes, ont freiné la propagation du virus, limité l'inflammation systémique et lutté contre les problèmes de coagulation. Les rates des survivantes ont aussi utilisé des stratégies alternatives pour combattre l'infection.

Les chercheurs espèrent que ces découvertes mèneront rapidement à la mise au point de médicaments et de vaccins contre l'Ebola.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le prestigieux journal Science.

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