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Ebola: une infirmière américaine défie la quarantaine exigée par le gouvernement

30/10/2014 04:44 EDT | Actualisé 30/12/2014 05:12 EST
University of Texas Arlington

FREETOWN, Sierra Leone - Le Liberia fait certains progrès dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola, tandis que la Sierra Leone «fait face à une situation de crise qui empire», ont annoncé jeudi les autorités de la santé publique dans ces deux pays d'Afrique de l'Ouest.

Les citoyens des deux pays doivent redoubler d'efforts pour freiner l'épidémie, qui a déjà infecté plus de 13 000 personnes et en a tué près de 5000, ont indiqué ces responsables.

Les évaluations des autorités indiquent que l'Ebola demeurera une menace constante jusqu'à ce que l'épidémie ait été complètement éradiquée. La maladie peut sembler perdre en puissance, pour ensuite refaire surface au même endroit ou ailleurs si les gens ne s'abstiennent pas de toucher les malades ou les corps des personnes décédées.

Pour aider à répondre à la crise toujours plus importante en Sierra Leone, un navire britannique transportant des centaines de soldats, des fournitures médicales, des hélicoptères et des camions est arrivé dans la capitale, jeudi.

«Avec toutes ces installations, ils apporteront une aide précieuse dans la lutte contre l'Ebola», a estimé Alfred Palo Conteh, le nouveau chef du Centre national de réponse à l'Ebola en Sierra Leone, alors qu'il accueillait le navire et ses occupants.

Mercredi, déjà, M. Conteh affirmait qu'il fallait en faire davantage. «Nous sommes dans une situation de crise qui empire, a-t-il dit à la presse. Ce qui se produit aujourd'hui aurait dû avoir lieu il y a trois mois.»

La Banque mondiale a par ailleurs annoncé jeudi une somme supplémentaire de 100 millions $ US pour aider à envoyer davantage d'infirmiers et de médecins étrangers dans les pays touchés par l'épidémie. Ces nouveaux fonds serviront à former, payer et loger les travailleurs de la santé pendant qu'ils seront dans la «zone rouge» de l'épidémie, en plus de permettre d'offrir des soins de santé ou une évacuation pour quiconque serait infecté.

Si le virus continue de se répandre dans les pays les plus touchés et se propage aux pays voisins, l'impact financier pourrait atteindre 32,6 milliards $ US d'ici la fin de 2015, a mis en garde la Banque mondiale.

Un scientifique qui a collaboré à la découverte du virus dans les années 1970 s'est par ailleurs inquiété de voir la maladie arriver en Chine, en raison du grand nombre de travailleurs chinois présents en Afrique. Peter Piot, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, estime que la Chine est «très vulnérable» au virus Ebola.

Plus de 8600 personnes sont arrivées dans le sud de la Chine en provenance des pays infectés depuis le mois d'août.

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