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Saint-Jean-sur-Richelieu: un des deux militaires happés par Martin Rouleau est mort

21/10/2014 06:50 EDT | Actualisé 21/10/2014 10:26 EDT
Radio-Canada

La ministre québécoise de la Sécurité publique, Lise Thériault, et son homologue fédéral, Steven Blaney, font le point sur les événements de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Rappelons que l'un des deux militaires blessés hier par Martin Rouleau, à Saint-Jean-sur-Richelieu, a succombé à ses blessures ce matin.

Le militaire, dont nous ne révélerons pas l'identité à la demande de la famille, avait été gravement blessé après avoir été happé par la voiture de Martin Rouleau. Le militaire se trouvait en compagnie d'un collègue dans le stationnement d'un centre commercial.

Son collègue a aussi été blessé, mais on ne craint pas pour sa vie.

Martin Rouleau, qui aurait foncé délibérément sur les deux militaires, a quant à lui été abattu par la police peu de temps après, au terme d'une poursuite en voiture. Les agents ont fait feu sur lui alors qu'il tentait, selon des témoins, de poignarder une agente.

L'enquête qui a suivi a rapidement révélé qu'il pourrait s'agir d'un acte de terrorisme lié à l'islam radical. Connu de la Gendarmerie royale canadienne, Martin Rouleau, 25 ans, dit « Ahmad le converti », avait adopté l'islam il y a environ un an.

Une image montrant Martin Rouleau exhibant le Coran. Photo : UMMALAND

Surveillé par la police fédérale

Ses positions religieuses de plus en plus radicales avaient attiré l'attention de l'équipe intégrée pour la sécurité nationale. Il faisait par ailleurs partie d'un groupe de 90 personnes au pays suspectées par les autorités canadiennes d'être liées à des activités terroristes. Les autorités fédérales lui avaient même retiré son passeport pour l'empêcher de quitter le pays pour aller joindre des groupes radicaux à l'étranger.

Sur la page Facebook de Martin Rouleau se trouvaient d'ailleurs de nombreux messages et vidéos de propagande faisant l'éloge du djihad et démontrant une radicalisation de l'individu. La GRC a refusé de commenter davantage, afin de ne pas nuire à l'enquête menée par la Sûreté du Québec.

La SQ n'écarte pas la possibilité que le drame puisse avoir été planifié par Martin Rouleau.

Elle affirme toutefois que ses enquêteurs n'ont pour le moment aucune raison de croire qu'il est relié à un acte de terrorisme, bien que ce mobile fasse partie des hypothèses retenues.

« Le Québec n'est pas une île séparée du reste du monde », Philippe Couillard

Interrogé lundi soir sur ces événements, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s'est montré prudent, rappelant qu'une enquête était en cours et que la thèse d'un attentat terroriste demeure pour l'instant une hypothèse étudiée par les policiers.

« Les forces de sécurité sont toujours en alerte sur ce genre de situation. Mais encore une fois, attendons de voir les résultats de l'enquête », a déclaré le premier ministre.

« Ce genre de phénomène, s'il se confirmait, de radicalisme qui éclot spontanément, est très difficile à contrôler. Ça nous rappelle encore une fois que le Québec n'est pas une île séparée du reste du monde. Que ces phénomènes peuvent éventuellement nous toucher. » — Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Deux militaires happés par Martin Rouleau

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