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Les films à l'affiche, semaine du 17 octobre: «Le dernier diamant», «Le beau mensonge», «Fury»...

16/10/2014 02:15 EDT | Actualisé 16/10/2014 04:16 EDT
Mediafilm

En liberté surveillée depuis peu, Simon, un cambrioleur de haut vol, prépare méticuleusement un casse visant à dérober le Florentin, un diamant mythique réputé maudit, quelques semaines avant sa mise aux enchères. Découvrez cette prenante histoire dans Le dernier diamant!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Les films à l'affiche - 17 octobre 2014

L'AMOUR EST UN CRIME PARFAIT

France. 2013. 111 min.

Thriller de Arnaud et Jean-Marie Larrieu avec Mathieu Amalric, Karin Viard, Maïwenn, Sara Forestier, Denis Podalydès, Marion Duval.

Marc, professeur de littérature à l'université de Lausanne, traîne une réputation de séducteur d'étudiantes. Alors qu'une enquête est lancée sur la disparition de l'une d'elles, il fait la rencontre d'Anne, la jeune belle-mère de la disparue, qui cherche aussi à éclaircir l'affaire. Entre ses cours magistraux et ses promenades nocturnes dans la forêt enneigée, Marc trouve le temps de se lancer dans une liaison passionnée avec Anne. Mais sa situation s'envenime lorsqu'un enquêteur s'intéresse à son cas, que son directeur le menace d'expulsion et que sa relation tendue avec sa soeur Marianne, qui habite avec lui, vire au conflit ouvert.

Les réalisateurs de PEINDRE OU FAIRE L'AMOUR exploitent avec brio les magnifiques montagnes ceinturant le lac Léman et l'architecture renversante du Rolex Learning Center pour cette adaptation alerte mais pas aussi tendue que souhaitée d'un polar de Philippe Djian. Mathieu Amalric domine une distribution à l'aise dans cet univers hitchcockien teinté d'humour noir.

LE BEAU MENSONGE (Good Lie, The)

États-Unis. 2014. 109 min.

Drame de Philippe Falardeau avec Reese Witherspoon, Arnold Oceng, Ger Duany, Emmanuel Jal, Corey Stoll, Kuoth Wiel, Sarah Baker, Femi Oguns.

Soudan, 1993. Fuyant la guerre civile qui a tué leurs parents, Mamere, Jeremiah, Paul et leur soeur Abital prennent la fuite. Au bout d'un périlleux périple de plusieurs mois, ils arrivent enfin dans un camp de réfugiés, situé à la frontière du Kenya. Beaucoup de leurs compatriotes n'ont pas eu cette chance. Une dizaine d'année plus tard, frères et soeur reçoivent leur visa pour les États-Unis, où ils pourront commencer une nouvelle vie. Alors qu'Abital est envoyée dans une famille d'accueil de Boston, les trois jeunes hommes débarquent à Kansas City, au Missouri, où Carrie Davis, une célibataire débraillée travaillant pour une agence d'emploi, a pour mandat de veiller sur eux. La douleur de la séparation d'avec leur soeur se conjugue bientôt avec la difficulté de s'acclimater aux rigueurs de l'hiver, ainsi qu'à la mentalité individualiste nord-américaine. À sa façon parfois maladroite, Carrie, gagnée à leur cause, fait tout ce qu'elle peut pour les aider.

Le premier film américain du réalisateur de MONSIEUR LAZHAR porte son empreinte humaniste, même s'il arbore aussi quelques traces d'usinage. Cela dit, Falardeau ne perd jamais de vue l'essentiel, soit la vérité intérieure de ses personnages, très bien campés par des acteurs soudanais. Reese Witherspoon donne un peu de piquant à l'affaire.

BJÖRK: BIOPHILIA LIVE

Grande-Bretagne. 2014. 97 min.

Spectacle musical de Nick Fenton et Peter Strickland.

En 2011, la chanteuse Björk faisait paraître un 8e album studio, "Biophilia". S'en est suivi une série d'événements, ainsi qu'une tournée internationale de 70 dates. Capté le 3 septembre 2013 au Alexandra Palace à Londres, ce concert est l'avant-dernier donné par l'artiste islandaise dans le cadre de cette tournée. Accompagnée de deux musiciens et d'une vingtaine de choristes, Björk interprète tous les titres de l'album, plus quelques classiques tirés de son riche répertoire.

Munis de nombreuses caméras, les coréalisateurs ont filmé le concert de Björk sous de multiples angles, avec plus d'efficacité que d'invention. Au montage, ils ont toutefois agrémenté les prises de vues du spectacle d'images graphiques somptueuses. La photographie est de très grande qualité, tandis que le montage épouse souvent le rythme des chansons.

LE DERNIER DIAMANT

France. 2014. 108 min.

Thriller de Éric Barbier avec Yvan Attal, Bérénice Bejo, Jean-François Stévenin, Antoine Basler, Jacques Spiesser, Annie Cordy.

En liberté surveillée depuis peu, Simon, un cambrioleur de haut vol, prépare méticuleusement un casse visant à dérober le Florentin, un diamant mythique réputé maudit, quelques semaines avant sa mise aux enchères. Se faisant passer pour un expert en sécurité, il gagne rapidement la confiance de Julia, la jeune experte diamantaire responsable de la vente, qui a hérité du joyau après la mort de sa mère dans des circonstances troubles. Alors que l'équipe internationale réunie par Simon termine ses préparatifs, ce dernier réalise qu'il est en train de tomber amoureux de Julia, tandis que la police, qui soupçonne qu'un coup se trame, resserre la surveillance. Le jour du vol, Simon se retrouve confronté à des choix difficiles, d'autant plus que son plan ne se déroule pas tout à fait comme prévu...

Ce film de cambriolage classique recycle les clichés du genre de façon attendue mais généralement agréable. Sa mise en images soignée, le charisme de ses vedettes et son charme suranné en font un divertissement fort sympathique. Et ce, malgré un dénouement bâclé et quelques violences qui jurent avec le ton léger de l'ensemble.

FURY

États-Unis. 2014. 134 min.

Drame de guerre de David Ayer avec Brad Pitt, Logan Lerman, Shia LaBeouf, Jon Bernthal, Michael Pena, Jason Isaacs.

En avril 1945, Don "Wardaddy" Collier, sergent aguerri de l'armée américaine, traverse avec quatre soldats l'Allemagne nazie à bord d'un tank baptisé Fury. Dépêché pour remplacer l'assistant-chauffeur mort au combat, la recrue Norman Ellison doit bientôt gagner le respect de ces hommes ayant côtoyé de près les horreurs de la guerre. Malheureusement pour lui, il commet une erreur de débutant, laquelle entraîne des pertes humaines. Raillé par ses coéquipiers Boyd†"Bible" Swan, tireur d'élite au sang-froid, Randy "Coon-Ass" Davis, individu brutal et Trini "Gordo" Garcia, un bon vivant, Norman parvient toutefois à gagner la confiance de Wardaddy. Alors que les troupes américaines perdent plusieurs de leurs effectifs, l'équipage du Fury se retrouve seul en plein milieu de la campagne. Leur véhicule blindé sérieusement endommagé, les cinq hommes aperçoivent à l'horizon un bataillon de SS. Ensemble, ils doivent décider s'ils rendront les armes ou s'ils mèneront un ultime combat afin de prouver le courage de l'armée américaine.

Bien que ponctué de combats épiques, FURY propose une approche intimiste de la guerre à travers un récit édifiant aux échos patriotiques. Solidement porté par ses cinq principaux interprètes, cette réalisation solide de David Ayer (END OF WATCH) bénéficie d'une reconstitution d'époque crédible.

LA LEGENDE DE MANOLO (Book of Life, The)

États-Unis. 2014. 95 min.

Film d'animation de Jorge R. Gutierrez.

Reine du joyeux pays des âmes regrettées, La Muerte fait un pari avec son époux Xibalba, souverain de la sinistre contrée des morts oubliés: si dans le monde des vivants, le petit Joaquin épouse à l'âge adulte Maria, la fille du maire de son village, Xibalba règnera sur les deux royaumes de l'au-delà. En revanche, si c'est Manolo, le meilleur ami de Joaquin, qui convole avec Maria, Xibalba cessera d'intervenir dans l'univers des vivants. Jouant selon les règles, La Muerte ignore que son mari a triché, en refilant une médaille d'invincibilité à Joaquin. De sorte qu'en grandissant, celui-ci se transforme en officier valeureux, fier défenseur du village. De son côté Manolo, descendant d'une lignée de toréadors, fait le malheur de son père en refusant de mettre à mort les taureaux, mais également en montrant davantage d'intérêt pour la musique que pour la corrida. C'est pourtant par cette attitude qu'il gagne le coeur de Maria. Craignant de perdre son pari, Xibalba fait croire à l'artiste pacifiste que sa promise a rendu l'âme. Sans hésiter, Manolo provoque sa propre mort pour aller la chercher au royaume de la Muerte.

L'intrigue rétrograde aux motifs empruntés (surtout au mythe d'Orphée) et l'humour peu inspiré sont largement compensés par l'illustration imaginative et flamboyante du royaume des morts et une belle exploitation de la richesse de la culture mexicaine. Le rythme est soutenu et l'animation, qui reproduit l'illusion de la "stop motion", force l'admiration.

UNE SECONDE CHANCE (Best of Me, The)

États-Unis. 2014. 118 min.

Drame sentimental de Michael Hoffman avec James Marsden, Michelle Monaghan, Liana Liberato, Luke Bracey, Gerald McRaney, Caroline Goodall.

Vingt ans après la fin de leur liaison, Dawson et Amanda se retrouvent dans leur village natal pour régler la succession d'un vieil ami commun, Tuck. En guise d'héritage, celui qui fut leur protecteur leur donne la chance d'enfin comprendre ce qui a provoqué leur rupture.

Mère au foyer et mal mariée, Amanda se souvient encore avec nostalgie de cet amour de jeunesse. Pour sa part, Dawson n'a jamais pu rencontrer l'amour de nouveau. Alors qu'ils découvrent des photos et des lettres dans la maison de Tuck, chez qui Dawson trouva refuge après avoir fui son père et ses frères violents, les deux anciens amoureux trouvent réconfort l'un auprès de l'autre. Cependant, des événements tragiques du passé risquent de compromettre la possible renaissance de leur amour.

Cette adaptation d'un roman à l'eau de rose de Nicholas Sparks (THE NOTEBOOK, THE LUCKY ONE) se révèle pénible, en raison d'un scénario télégraphié peuplé de personnages unidimensionnels et d'une réalisation sirupeuse de Michael Hoffman (ONE FINE DAY). Seuls le charme et l'interprétation honnête des deux vedettes sont dignes de mention.