NOUVELLES

Bombardier a amorcé une vaste tournée mondiale pour montrer la CSeries

10/10/2014 04:40 EDT | Actualisé 10/12/2014 05:12 EST
Bloomberg via Getty Images
A technician works on an airplane at the Bombardier Inc. production facility in Mirabel, Quebec, Canada, on Thursday, March 7, 2013. The CSeries is Bombardier’s biggest plane ever, and takes aim at the largest part of the global airliner market. Photographer: Patrick Doyle/Bloomberg via Getty Images

MONTRÉAL - Bombardier (TSX:BBD.B) a lancé cette semaine une tournée mondiale pour la CSeries afin de montrer ses nouveaux avions aux clients et aux acheteurs potentiels. Son premier arrêt a eu lieu à Indianapolis, dans l'Indiana, où est établi Republic Airways, le plus important client de la CSeries à ce jour.

L'un des appareils d'essais CS100 a volé jusqu'aux bureaux du transporteur américain à Indianapolis, où il a été vu par des employés et l'équipe technique de Republic.

Republic a commandé 40 avions CS300, un modèle plus imposant que le CS100, en février 2010, en plus d'options sur 40 autres appareils.

Après la visite, le chef de la direction de Republic, Brian Bedford, a déclaré que la CSeries «représente tout ce que nous espérions».

En mai, M. Bedford avait exprimé des inquiétudes à l'égard des faibles ventes, tout en disant ne pas avoir l'intention d'annuler ses commandes.

Le vice-président des acquisitions pour les appareils commerciaux de Bombardier, Ross Mitchell, a affirmé que cet arrêt à Indianapolis serait le premier d'une série de visites à travers le monde au cours des prochains mois. Néanmoins, Bombardier n'a pas voulu dévoiler de calendrier ou les destinations de cette tournée pour l'instant.

«L'agenda est confidentiel pour le moment, a dit le porte-parole Marc Duchesne. Assurément, nos clients et clients potentiels pourront voir de près les appareils au cours des mois à venir.»

La CSeries poursuit ses essais en vol, une étape nécessaire pour que ses appareils puissent être utilisés commercialement. L'entreprise montréalaise a accompli près de 400 heures de vols, ce qui reste encore bien loin des 2400 heures requises.

Bombardier a déjà dit s'attendre à ce que le CS100 entre en service dans la deuxième moitié de 2015, et que le CS300 suive environ six mois plus tard.

L'entreprise a enregistré des commandes et des engagements pour 563 appareils de la CSeries, incluant des commandes fermes pour 243 avions de ligne. Bombardier prévoit recevoir 300 commandes fermes provenant de 20 clients d'ici la mise en service.

La compagnie a dit être en discussions avec différents transporteurs aériens désirant être le premier client de l'avionneur pour l'un ou l'autre des modèles de la CSeries. Sans pour autant annuler ses commandes, le transporteur suédois Braathens Aviation a récemment indiqué à l'entreprise québécoise qu'il ne voulait plus être ce premier client en raison de l'incertitude entourant le programme de la CSeries.

Deutsche Lufthansa, le plus important client du CS100 avec 30 commandes fermes et 40 options, a affirmé cette semaine que les délais dans la livraison de l'appareil avaient contraint sa filiale Swiss Airlines à louer quatre avions Embraer auprès de Helvetic Airways.

Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux, a dit croire que l'intérêt semblait croître de la part de clients potentiels, alors que Bombardier accumule plus de données de vol confirmant le rendement promis de la CSeries.

M. Spracklin a souligné que M. Mitchell avait indiqué lors d'une conférence auprès des investisseurs que la performance de l'appareil, particulièrement le faible bruit durant le décollage et l'atterrissage, représentait une valeur ajoutée pour les clients.

Bombardier connaît le plus grand intérêt à ce jour pour sa CSeries en Europe, a écrit l'analyste dans un rapport.

À la Bourse de Toronto, l'action de Bombardier a glissé vendredi de quatre cents, ou un peu plus d'un pour cent, à 3,52 $.

INOLTRE SU HUFFPOST

Bombardier CSeries jets