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Dans quelles circonstances peut-on utiliser un cellulaire en voiture?

09/10/2014 12:05 EDT | Actualisé 09/10/2014 12:05 EDT
Christopher Futcher via Getty Images

Dès le printemps prochain, les conducteurs québécois qui utiliseront leur téléphone portable au volant se verront imposer une pénalité de quatre points d'inaptitude, plutôt que trois. Mais dans quelles circonstances peut-on utiliser un cellulaire en voiture?

D'après un reportage de Anne-Louise Despatie

Depuis 2008, le Code de la sécurité routière interdit d'avoir en main un appareil téléphonique en conduisant.

Le nombre de personnes à avoir commis cette infraction est passé de 11 485 en 2008, à un peu plus de 66 000 en 2013. Les hommes sont plus nombreux à céder à la tentation, dans une proportion de 70 %.

Or, de plus en plus de conducteurs utilisent un dispositif mains libres et un socle pour déposer le téléphone, afin d'éviter de faire ce que la loi interdit.

Mais quand utiliser un cellulaire au volant est-il légal? La journaliste Anne-Louise Despaties a interrogé sur ce sujet Alfredo Munoz, ex-policier et président fondateur de SOS Ticket.

M. Munoz conseille depuis 10 ans des conducteurs qui souhaitent contester une contravention.

1. Peut-on jeter un coup d'œil sur son téléphone pour regarder un message lorsque nous sommes immobilisés à un feu rouge?

« Vous avez le droit de le regarder en tout temps. Ce que vous ne pouvez faire, c'est de le tenir dans votre main », précise M. Munoz.

Ainsi, si un conducteur tient un téléphone dans sa main à un feu rouge, il est fautif. « En tout temps il faut faire attention à ce qui se passe autour de nous, même quand on est arrêté à une lumière rouge », explique Alfredo Munoz.

Cela vaut aussi pour les bouchons de circulation : la personne est toujours considérée en état de conduite, même si le véhicule est immobilisé.

Et même si un conducteur n'effectue aucune opération sur son téléphone, « le seul fait de tenir en main un cellulaire tout en conduisant, peu importe l'utilisation qui en est faite, est une infraction », peut-on lire sur le site web de la Société de l'Assurance automobile du Québec (SAAQ).

2. Quand considère-t-on qu'un conducteur est bel et bien arrêté pour écrire un texto?

Sur le site web de la SAAQ, on précise que l'automobiliste doit immobiliser son véhicule « dans un endroit où le stationnement est autorisé et où il est possible de le faire en toute sécurité, comme sur le bord d'une route où la vitesse maximale permise est de moins de 70 km/h, dans un stationnement ou dans une aire de service ».

3. Comme la technologie évolue, est-il permis de dicter un texto au volant?

« Tant et aussi longtemps qu'on ne le tient pas en main [le téléphone], c'est légal. Maintenant, est-ce la bonne chose à faire? Peut-être pas. Mais c'est légal », affirme Alfredo Munoz.

De fait, bien que l'utilisation d'un système mains libres soit permise, la SAAQ estime qu'elle augmente tout de même les risques d'accident et d'infraction à la sécurité routière.

Finalement, quant à l'utilisation du cellulaire au volant dans des circonstances particulières, comme les situations d'urgences, certaines situations sont toujours sujettes à interprétation. La loi étant encore jeune, la jurisprudence en matière de cellulaire au volant commence à se constituer.

D'autre part, l'ancien policier rappelle que l'idéal est d'éviter toute distraction au volant. Car si les dangers reliés aux appels téléphoniques ou à l'envoi de textos sont fort médiatisés, la SAAQ recense tout de même d'autres importantes sources de distractions au volant, comme la cigarette ou la nourriture.

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