POLITIQUE

Ottawa garde le cap après un appel à la légalisation du pot d'un centre de santé

09/10/2014 09:02 EDT | Actualisé 09/10/2014 09:03 EDT
THE CANADIAN PRESS
Defence Minister Peter MacKay unveils the traveling Afghanistan Memorial Vigil on Parliament Hill Ottawa on Tuesday, July 9, 2013. The vigil contains the plaques originally displayed at the cenotaph in Afghanistan. (AP Photo/The Canadian Press, Sean Kilpatrick)

La détermination du gouvernement Harper pour faire respecter la loi qui interdit la marijuana n'est aucunement ébranlée par un appel à la légalisation formulé par le plus important centre de santé mentale et de traitement des dépendances au pays.

Le ministre de la Justice Peter MacKay a déclaré être surpris que le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) endosse la légalisation lorsque d'autres organisations respectées lancent plutôt des avertissements sur ses dangers.

Il affirme que le gouvernement conservateur demeure déterminé à trouver des moyens pour renforcer l'application de la loi, incluant la possibilité de faire de la possession de petites quantités de drogue une infraction punissable par amende.

Le centre a suggéré jeudi une politique par laquelle le cannabis devrait être vendu par une agence gouvernementale qui en aurait le monopole, avec une disponibilité limitée et un âge minimum, possiblement par des points de vente semblables à ceux qui existent pour l'alcool.

Le chef libéral Justin Trudeau, qui a été le champion de la légalisation de la marijuana depuis plus d'un an, soutient que la position du CAMH démontre que sa propre approche repose sur des preuves scientifiques alors que celle des conservateurs est fondée sur une idéologie. M. Trudeau soutient que la légalisation et la réglementation stricte de la marijuana contribuerait plus à réduire la consommation, surtout chez les jeunes, que la guerre contre la drogue qui s'avère être un échec.

La porte-parole en matière de santé du Nouveau Parti démocratique (NPD), Libby Davies, dont la formation soutient la décriminalisation de la marijuana, affirme que les conservateurs sont de plus en plus isolés sur cette question alors que les groupes de santé publiques deviennent plus nombreux à refuser de soutenir leur approche de "durs envers le pot".

Selon Jurgen Rehm, le directeur de la recherche sociale et épidémiologique du CAMH, "le système canadien actuel de contrôle du cannabis échoue dans la prévention ou la réduction des dangers associés à l'usage du cannabis".

"Nous fondant sur une revue exhaustive de la preuve, nous croyons que la légalisation combinée avec une réglementation stricte du cannabis est le moyen le plus efficace de réduire les dangers associés à son usage", a-t-il exposé.

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