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Les films à l'affiche, semaine du 10 octobre: «Dracula Inédit», «Le juge», «La belle et la bête»... (PHOTOS)

09/10/2014 04:50 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:08 EDT
Mediafilm

Dans la Transylvanie du XVe siècle, Vlad Tepes est un père de famille aimant, un mari modèle et un souverain respecté, qui a su préserver la paix dans son royaume. Mais son monde bascule quand le sultan Mehmet II exige que mille jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, viennent grossir les rangs de l'armée turque... Dracula Inédit, à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Les films de la semaine - 10 octobre 2014

ALEXANDRE ET SA JOURNEE EPOUVANTABLEMENT TERRIBLE, HORRIBLE ET AFFREUSE (Alexander and the Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day)

États-Unis. 2014. 81 min.

Comédie de Miguel Arteta avec Ed Oxenbould, Steve Carell, Jennifer Garner, Dylan Minnette, Kerris Dorsey, Elise Vargas, Zoey Vargas, Megan Mullally, Jennifer Coolidge.

Demain est un grand jour pour Alexander Cooper: il va avoir 12 ans. Or, le même jour, le garçon le plus populaire de son école donne une fête chez lui. Pour ne rien arranger, sa mère, son père, ses deux frères et sa soeur seront très occupés. Frustré à l'idée de passer un anniversaire pourri, le garçon, à minuit pile, fait un voeu: tout les membres de sa famille passeront une aussi mauvaise journée que lui. Les résultats ne se font pas attendre. Sa soeur, qui doit jouer Peter Pan dans une pièce de l'école, se réveille avec un gros rhume. Son grand frère, qui s'apprête à amener sa petite amie au bal des finissants, se découvre un gros bouton sur le front puis rate son examen pour le permis de conduire. Sa mère réalise qu'elle a fait une terrible erreur d'impression dans le livre pour enfants qu'elle doit lancer dans quelques heures. Son père, ingénieur au chômage depuis 7 mois, doit aller passer une entrevue dans une compagnie de jeux vidéo avec le bébé de la famille, qu'il n'a pas réussi à faire garder. Et ce n'est qu'un début...

Prônant l'unité de la famille comme valeur première, cette production Disney égratigne néanmoins avec humour et énergie la tyrannie du bonheur à tout prix. Imaginatif, il compose une atmosphère sympathique par sa mise en scène soignée et alerte et l'abattage de ses attachants interprètes.

BELLE ET LA BETE, LA

France. 2013. 113 min.

Conte fantastique de Christophe Gans avec Léa Seydoux, Vincent Cassel, André Dussollier, Eduardo Noriega, Myriam Charleins, Audrey Lamy.

France, début du XIXe siècle. Alors que ses finances sont au plus bas, un vieux marchand s'établit à la campagne avec ses six enfants. De retour d'un voyage, il découvre accidentellement une contrée aux allures surnaturelles, où il cueille innocemment une rose. Pour ce geste, le maître des lieux, un homme à moitié animal, le condamne à mort. Le vieillard voit alors Belle, une de ses filles, se sacrifier pour lui en devenant la captive de cette créature hirsute, surnommée la Bête. Repoussant les avances de ce seigneur-animal, la jeune femme n'en partage pas moins son quotidien, menant une vie princière inattendue et féerique. Et peu à peu, elle découvre le passé de cet être mystérieux dont l'apparence relève d'une malédiction cruelle. Pendant ce temps, une mission est lancée pour s'emparer du château de la Bête et délivrer Belle.

Christophe Gans (LE PACTE DES LOUPS, SILENT HILL) revisite péniblement le conte popularisé au cinéma par Jean Cocteau puis Disney. Si tous les décors et costumes de son long métrage éblouissent l'oeil, le récit s'empêtre et met en évidence le manque de motivation de Léa Seydoux et de Vincent Cassel, dans les rôles principaux.

DRACULA INEDIT (Dracula Untold)

États-Unis. 2014. 92 min.

Drame fantastique de Gary Shore avec Luke Evans, Sarah Gadon, Dominic Cooper, Art Parkinson, Charles Dance.

Dans la Transylvanie du XVe siècle, Vlad Tepes est un père de famille aimant, un mari modèle et un souverain respecté, qui a su préserver la paix dans son royaume. Mais son monde bascule quand le sultan Mehmet II exige que mille jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, viennent grossir les rangs de l'armée turque. Vlad se rend alors au pic de la Dent Brisée, plaider sa cause auprès d'une mystérieuse créature avec laquelle il conclut un pacte faustien: en échange des pouvoirs nécessaires pour vaincre ses ennemis, il sera accablé d'une terrible soif de sang humain. S'il parvient à résister à cette soif pendant trois jours, Vlad redeviendra lui-même. Mais s'il cède à la tentation, il sera condamné à être le Prince des ténèbres pour le restant de ses jours...

Mêlant la fiction de Bram Stoker à l'histoire du personnage l'ayant inspiré, ce relookage prétentieux mais vide transforme la saga de Dracula en une histoire d'origine à la sauce Marvel. La réalisation élégante mais vide ne parvient toutefois pas à faire oublier les faiblesses d'un scénario convenu, défendu tant bien que mal par des acteurs qui méritent mieux.

JUGE, LE (Judge, The)

États-Unis. 2014. 132 min.

Drame de David Dobkin avec Robert Downey Jr., Robert Duvall, Vera Farmiga, Vincent D'Onofrio, Jeremy Strong, Dax Shepard, Leighton Meester, Billy Bob Thornton, Ken Howard.

Henry ◊Hank» Palmer retourne dans sa ville natale de l'Indiana pour assister aux funérailles de sa mère. Renouant avec sa famille, dont il avait pris ses distances, le redoutable avocat de Chicago se retrouve à nouveau confronté à son père Joseph, juge respecté de la petite ville, avec qui il n'a jamais eu d'affinités. Lorsque le magistrat est accusé de meurtre à la suite d'un accident de voiture dont il ne garde aucun souvenir, Henry s'engage à le défendre contre Dwight Dickham, un procureur déterminé à mettre le juge Palmer derrière les barreaux. Obligés de travailler ensemble malgré leur rancoeur réciproque, Hank et son Joseph découvrent peu à peu les vraies raisons de leur mésentente.

Ce drame judiciaire à saveur intimiste, fonde sur un scénario prévisible, est servi par une mise en scène lourde et statique. Le jeu solide des interprètes masculins réussit à retenir l'attention du spectateur, cependant que les actrices peinent à donner chair à des personnages unidimensionnels.

KILL THE MESSENGER

États-Unis. 2014. 112 min.

Thriller de Michael Cuesta avec Jeremy Renner, Rosemarie DeWitt, Lucas Hedges, Mary Elizabeth Winstead, Michael Sheen, Robert Patrick, Ray Liotta, Andy Garcia.

En 1996, Gary Webb, journaliste au quotidien San Jose Mercury News, découvre qui tire les ficelles dans le lucratif marché de la cocaïne aux États-Unis. La vente de cette drogue, source de multiples ravages dans les quartiers pauvres des grandes villes américaines depuis les années 1980, aurait financé les activités des Contras, les rebelles du Nicaragua qui étaient en lutte contre le gouvernement sandiniste. Or, ce commerce est devenu possible grâce à l'implication de la CIA, ce que le journaliste dénonce dans une percutante série d'articles. L'agence dément tout, et les grands quotidiens, frustrés d'avoir été devancés par un journal de moindre envergure, salissent la réputation de Webb. Dans ce contexte, les patrons de ce dernier lui retirent leur confiance, l'isolant de plus en plus alors qu'il tente par tous les moyens de conclure son enquête.

Inspiré d'une enquête percutante et de la vie tragique du courageux journaliste qui, pour l'avoir menée, a récolté plus de misère que de gloire, ce film à la mise en scène nerveuse, porté par l'interprétation puissante de Jeremy Renner, brosse au passage un portrait fourmillant de détails sur le monde politique et les médias.

MEN, WOMEN AND CHILDREN

États-Unis. 2014. 119 min.

Comédie dramatique de Jason Reitman avec Adam Sandler, Jennifer Garner, Rosemarie DeWitt, Judy Greer, Dean Norris, Ansel Elgort.

Austin, Texas. Don est friand de pornographie en ligne. Sa conjointe Helen est adepte des sites de rencontres. Chacun essaie de cacher son infidélité à l'autre. Leur fils partage une même dépendance à la sexualité virtuelle, ce qui explique, en partie du moins, la maladresse avec laquelle il gère sa relation avec Hannah, une meneuse de claque dont la mère étale les photos suggestives pour mousser sa popularité sur Internet. L'attitude permissive de cette dernière tranche avec celle de Patricia, qui épie les courriels et messages texte de sa fille Brandy, une adolescente introvertie. Celle-ci essaie d'ailleurs de cacher sa liaison avec Tim, un camarade de classe qui, affecté par le divorce de ses parents, a trouvé refuge dans les jeux en ligne.

Le réalisateur de JUNO et UP IN THE AIR propose une relecture soignée mais consensuelle du roman de Chad Kultgen. Abusant dans l'image des artifices technologiques, le cinéaste fait porter à son film, peuplé de personnages et de situations dramatiques d'intérêt variable défendus par une pléiade d'acteurs talentueux, un message guère subtil et un brin puritain.

TU VEUX OU TU VEUX PAS?

France. 2014. 88 min.

Comédie sentimentale de Tonie Marshall avec Patrick Bruel, Sophie Marceau, Jean-Pierre Marielle, Alexia Barlier, Sylvie Vartan, François Morel.

Lambert, un dépendant sexuel abstinent depuis un an, travaille comme conseiller conjugal dans le cabinet d'une psychologue. Forcée de s'absenter pour une durée indéterminée, cette dernière lui confie la mission de trouver une remplaçante, l'approche thérapeutique de l'établissement exigeant l'intervention auprès des patients d'un tandem hommes-femmes. Sans trop réfléchir, Lambert embauche Judith, une célibataire séduisante, hyperactive sexuellement, qui l'allume et corse l'épreuve de son célibat forcé. Durant les séances, leur duo fonctionne plutôt bien. En dehors, c'est une autre histoire. Car Lambert se fait un point d'honneur de ne pas céder aux avances peu subtiles de Judith, qui bientôt jette son dévolu sur le meilleur ami de son collègue.

La réalisatrice de VÉNUS BEAUTÉ (INSTITUT) nous convie à une guerre des sexes pour le 21e siècle avec cette comédie sucrée qui chatouille et fait mouche... au moins la moitié du temps. Le tandem attachant formé de Patrick Bruel et Sophie Marceau nous guide dans un dédale sans surprise vers un dénouement un peu escamoté, mais ô combien attendu.