POLITIQUE

Santé mentale: le gouvernement devrait soutenir les policiers, selon des experts

05/10/2014 03:02 EDT | Actualisé 05/10/2014 03:03 EDT
AFP via Getty Images
Police enter the Montreal court house, where Luka Rocco Magnotta is appearing for a preliminary hearing March 11, 2013 in Motreal, Canada. The most high-profile Canadian criminal case in years landed in a Montreal court on Monday as a former porn actor appeared to face charges of slaying and dismembering a Chinese student. Magnotta, 30, made worldwide headlines last year after allegedly filming himself murdering his victim and performing lewd acts with the body before posting the images online. He arrived escorted by prison guards for the start of a preliminary hearing, in which a judge decides whether there is enough evidence to prosecute. Magnotta faces first degree murder and other charges, including committing indignities to a body and harassing Canadian Prime Minister Stephen Harper. Magnotta has pleaded not guilty to the allegations. AFP PHOTO / ROGERIO BARBOSA (Photo credit should read ROGERIO BARBOSA/AFP/Getty Images)

Quelques récents suicides au sein des forces policières du Canada ont poussé les organismes de défense en santé mentale à faire réentendre leurs demandes pour plus d'actions gouvernementales et une plus grande sympathie du public pour le bien-être émotionnel des policiers.

Un ensemble de facteurs rend les policiers vulnérables à la détresse mentale: les découvertes traumatisantes, les conditions de travail stressantes et une culture du silence, disent les défenseurs. Le problème est comparable à celui _ beaucoup plus médiatisé _ de la communauté militaire.

A la fin de septembre, selon plusieurs médias, le sergent Kal Ghadban, un agent qui avait 22 ans de métier, a été retrouvé mort dans son bureau.

L'organisme Tema Conter Memorial Trust, qui cherche à sensibiliser la population à la santé mentale des premiers répondants, a enregistré 12 suicides de policiers depuis avril seulement. Le directeur exécutif, Vince Savoia, a affirmé que la situation est comparable à celle de l'armée, où une hausse soudaine des suicides a eu lieu l'an dernier. De novembre 2013 à février 2014, l'armée a enregistré 10 suicides confirmés.

En dépit des conditions de travail stressantes, les forces policières n'offrent pas de programme de traitement uniformisé. Chacune offre le sien, qui offre souvent un nombre limité de consultations téléphoniques. D'autres couvertures d'assurances collectives ne remboursent que quelques sessions avec un psychologue. Et d'autres employeurs offrent des groupes de support par les pairs où les agents discutent entre eux des problèmes.

Toutefois, certaines forces, comme la Gendarmerie royale du Canada (GRC) reconnaît le problème et a développé, plus tôt cette année, une stratégie en santé mentale. Elle emploie une dizaine de psychologues, qui aident à coordonner un programme de guérison pour les employés en détresse.

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