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Présidentielle au Brésil : un second tour entre Rousseff et Neves

05/10/2014 06:22 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:57 EDT
ASSOCIATED PRESS
Brazil's President Dilma Rousseff, presidential candidate for re-election of the Workers Party,PT, blows a kiss during a press conference, in Brasilia, Brazil, Sunday, Oct. 5, 2014. Official results showed Sunday that President Dilma Rousseff will face challenger Aecio Neves in a second-round vote in Brazil's most unpredictable presidential election since the nation's return to democracy nearly three decades ago. (AP Photo/Eraldo Peres)

La présidente brésilienne sortante Dilma Rousseff arrive en tête au premier tour de l'élection présidentielle, mais elle devra affronter le social-démocrate Aecio Neves lors du deuxième tour.

Après le dépouillement de près de 94 % des bulletins de vote, la candidate de gauche du Parti des travailleurs obtenait 41,08% des voix, contre 34,20 % pour son rival. L'écologiste Marina Silva, qui à un moment de la campagne avait été donnée gagnante si elle parvenait au deuxième tour, est troisième avec seulement 21,14 % des voix. Elle est donc éliminée de la course.

Le second tour aura lieu le 26 octobre.

Il opposera donc les deux grands partis qui se partagent le pouvoir depuis 20 ans. À gauche, le Parti des travailleurs de Dilma Rousseff et au centre droit, le PSDB de M. Neves, dont faisait partie l'ancien président Fernando Henrique Cardoso, qui a perdu le pouvoir aux mains de Lula en 2002.

Près de 143 millions de Brésiliens étaient appelés aux urnes aujourd'hui pour élire leur prochain président.

La présidente sortante Dilma Rousseff, qui dirige le Brésil depuis quatre ans, était la favorite du scrutin. Les derniers sondages publiés lui donnaient plus de 40 % des intentions de vote.

Ces nouvelles élections se tiennent dans un climat moins euphorique que celui qui prévalait lors des élections de 2010, quand le Brésil vivait les derniers instants du miracle socio-économique stimulé lors des mandats de Luiz Inacio Lula da Silva. Le ralentissement de la croissance a remplacé le boom économique, avec une augmentation de 6,5 % de l'inflation et la dégradation des finances publiques.

Le Brésil a également été ébranlé par d'importantes manifestations avant la tenue de la Coupe du monde de soccer. Les Brésiliens protestaient contre la corruption des élites et exigeaient une amélioration radicale de l'éducation, des services de santé et des transports publics.

Tout de même, le taux de chômage est actuellement à son plus bas dans le plus grand pays d'Amérique du Sud, à 4,9 %. De plus, près de 40 millions de pauvres ont rejoint la classe moyenne depuis 2003, voyant leurs conditions de vie s'améliorer considérablement.

Une campagne électorale aux rebondissements inattendus

Tout au long de la campagne, les sondages ont réservé plusieurs surprises aux Brésiliens.

Samedi, pour la première fois, Aecio Neves a dépassé dans trois sondages Marina Silva, qui avait elle-même pour un moment été donnée largement victorieuse sur Dilma Rousseff en cas de second tour.

Quant à l'avance surprenante qu'avait prise Marina Silva lorsqu'elle a été parachutée dans la campagne pour remplacer Eduardo Campos, décédé dans un accident d'avion, elle s'est amenuisée au fil des jours, Dilma Rousseff l'ayant peu à peu rattrapée, puis dépassée.

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