POLITIQUE

Lutte contre l'État islamique: l'opposition n'appuie pas la motion des conservateurs

03/10/2014 02:59 EDT | Actualisé 03/10/2014 02:59 EDT
CP

Les néo-démocrates et les libéraux n'appuieront pas la motion des conservateurs pour une participation aux frappes aériennes contre le groupe armé État islamique (EI).

Le chef de l'opposition officielle à Ottawa, Thomas Mulcair, a déclaré que le Canada ne devrait pas se précipiter vers la guerre.

« Pourquoi est-ce que l'action militaire est la seule option en Irak mais pas ailleurs? », s'est interrogé M. Mulcair, en ajoutant que « la première contribution canadienne devrait être d'utiliser chaque moyen humanitaire, diplomatique ou autre pour régir la tragédie humanitaire incroyable sur le terrain et ainsi renforcer les institutions politiques dans les deux pays ».

Rappelons que le premier ministre Harper prévoit des frappes aériennes contre l'EI pour une période pouvant aller jusqu'à six mois. Aucun militaire canadien ne participerait à des combats terrestres.

Cette motion fera l'objet d'un débat et d'un vote lundi.

Pas d'appui libéral

Le chef libéral, Justin Trudeau, a lui aussi exprimé l'opposition de son parti à la motion des conservateurs.

Tout en convenant de la nécessité de lutter contre le groupe armé État islamique en raison de ses actes cruels, M. Trudeau estime que le Canada pourrait se rendre utile autrement qu'en déployant ses « avions vieillissants » dans le ciel irakien.

Il préconise notamment une implication canadienne pour aider les réfugiés et les populations éprouvées par la guerre. Des missions de transport aérien et de soutien médical, entre autres, sont également envisagées par les libéraux.

« Le premier ministre a la responsabilité sacrée d'être honnête et sincère, à plus forte raison lorsque des vies sont en jeu. »

— Justin Trudeau

Justin Trudeau a reproché au premier ministre Harper de ne pas avoir été franc avec les Canadiens et le soupçonne d'ailleurs d'avoir fait part de ses intentions belliqueuses à New York, il y a une semaine, avant de le faire au pays.

Le chef libéral a rappelé le bourbier irakien - dans lequel le Canada a refusé de s'engager - et ses coûts en pertes humaines et matérielles. Faisant allusion aux déboires d'anciens soldats mobilisés en Afghanistan, il a affirmé « qu'on a trop demandé aux hommes et aux femmes en uniforme », sans toujours témoigner de reconnaissance à leur égard.

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