POLITIQUE

Risque d'Ebola au Canada: les autorités se font rassurantes

01/10/2014 12:50 EDT | Actualisé 01/10/2014 12:50 EDT
Getty

Les autorités sanitaires canadiennes ont tenu à rassurer la population du pays, mercredi matin, au lendemain de la confirmation du premier cas diagnostiqué d'infection au virus Ebola aux États-Unis, vraisemblablement le seul enregistré hors d'Afrique.

Rona Ambrose, ministre fédérale de la Santé, et le Dr Gregory Taylor, administrateur en chef de la santé publique ont tenu une conférence de presse à cet effet à Banff, en Alberta.

Relativement au cas diagnostiqué aux États-Unis, le Dr Taylor a expliqué que ce patient n'avait pas transité par le Canada. Cet homme, hospitalisé au Texas, a plutôt transité par Bruxelles, et il venait d'effectuer un voyage au Liberia.

La ministre Ambrose a pour sa part précisé que jusqu'ici, le Canada a déployé plus de 35 millions de dollars dans la lutte au virus Ebola. Cet argent a notamment été distribué à la Croix-Rouge, à Médecins sans frontières (MSF) et à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« J'aimerais profiter de cette occasion pour rappeler aux Canadiens que le virus Ebola ne se transmet pas facilement d'une personne à une autre. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec une personne qui présente des symptômes, et non par simple contact. Ce n'est pas comme la grippe. »

— Le Dr Gregory Taylor, administrateur en chef de la santé publique

Le Dr Taylor a expliqué que le Canada était bien préparé pour déceler des maladies infectieuses graves telle que celle entraînée par le virus Ebola et en prévenir la propagation. Le Canada a désigné cinq centres hospitaliers qui seront en mesure d'identifier d'éventuels cas d'infection par le virus Ebola; en ce moment, un seul de ces centres est opérationnel et c'est celui situé au Québec, a précisé la ministre de la Santé, Rona Ambrose.

De plus, si un cas de contamination par le virus Ebola survenait au pays, la population en serait immédiatement avisée, ont assuré tant la ministre Ambrose que le Dr Taylor.

Un vaccin très attendu

Beaucoup d'espoir repose dans l'existence d'un vaccin qui a été mis au point par des chercheurs canadiens, au terme de neuf ans de recherche, et qui est toujours entreposé à très basse température au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg. Ledit vaccin pourrait contenir l'épidémie d'Ebola mais il est encore au stade expérimental, a insisté le Dr Taylor.

L'administrateur en chef de la santé publique a expliqué que le processus d'expédition du vaccin n'était pas « arrêté » mais que la prudence était de mise, compte tenu qu'il s'agit d'un vaccin expérimental. La nécessité de l'envoyer le plus rapidement possible dans les zones les plus touchées est donc contrebalancée par les risques inhérents que présente pareille expérience. « On n'a jamais expérimenté ça, c'est nouveau pour l'Organisation mondiale de la santé et c'est nouveau pour le monde entier », a plaidé le Dr Taylor.

Le vaccin sera prioritairement administré aux travailleurs de la santé parce qu'on ne dispose pas de beaucoup de doses, et parce qu'il faut s'assurer d'avoir du personnel soignant en bonne santé, a expliqué en substance le Dr Taylor. Jusqu'à présent, des doses ont été envoyées à l'OMS, en Suisse, de même qu'aux États-Unis et, éventuellement, certains hôpitaux canadiens en recevront également.

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