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Un homme d'affaires canadien écope une peine de prison de 15 ans à Cuba

27/09/2014 08:48 EDT | Actualisé 27/09/2014 09:08 EDT
flickclicker via Getty Images

Le président d'une société ontarienne a été condamné, à Cuba, à une peine de 15 ans de prison en lien avec des accusations de corruption dans le cadre d'une vaste campagne qui, selon des responsables cubains, vise à mettre fin aux pots-de-vin, a annoncé la compagnie canadienne.

Les avocats du Groupe Tokmakjian, une firme de Concord spécialisée dans le transport routier et la réparation de moteurs, ont été avisés vendredi que Cy Tokmakjian, 74 ans, avait été reconnu coupable et condamné en lien avec divers chefs d'accusation.

Lee Hacker, vice-président de l'entreprise, a indiqué à l'Associated Press que Claudio Vetere et Marco Puche, deux gestionnaires de la firme, ont écopé des peines moins lourdes.

Les autorités cubaines ont fourni peu de détails sur l'affaire.

Mais des dizaines de dirigeants cubains, de responsables gouvernementaux ainsi que des étrangers ont été balayés par ce qui est décrit comme étant une attaque à une culture de pots-de-vin de la part d'étrangers.

Les arrestations ont semé l'émoi parmi les dirigeants d'entreprises internationales qui investissent à Cuba.

En juillet, la société canadienne avait publié un communiqué pour dénoncer les accusations contre M. Tokmakjian, affirmant qu'il s'agissait de "transactions commerciales légitimes". Le communiqué mentionnait aussi que l'homme d'affaires avait été injustement traité pendant son procès, qui s'est terminé en juin dernier.

Le communiqué ajoutait que M. Tokmakjian avait été détenu pendant deux ans sans avoir été accusé, pendant que les résultats de l'enquête ont été gardés secrets, et qu'il n'avait ensuite eu que deux mois pour présenter une défense. Le communiqué affirmait aussi que le tribunal cubain avait rejeté 14 des 18 témoins que voulait présenter la défense, incluant des experts internationaux dans le domaine fiscal.

Selon Granma, le journal du Comité central du parti communiste cubain, M. Tokmakjian a été accusé de corruption dans le but d'obtenir des bénéfices lors de négociations contractuelles, de transactions financières non autorisées, d'avoir sorti illégalement du pays d'importantes sommes d'argent, d'avoir falsifié des documents à des fins fiscales et d'irrégularités salariales.

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