POLITIQUE

Élections scolaires : un test pour les commissions scolaires

27/09/2014 09:41 EDT | Actualisé 27/09/2014 09:41 EDT
Dennis Welsh via Getty Images

Il n'y a pas eu d'élections scolaires depuis sept ans au Québec et celles du 2 novembre apporteront beaucoup de changements. Il y aura deux fois moins de commissaires à élire dans les 72 commissions scolaires du Québec. Mais en plus, le poste de président qui était désigné par les commissaires élus sera désormais soumis au suffrage universel.

Un texte de Anne-Louise Despatie

Pour Alexandre Beaupré-Lavallée, chargé d'enseignement à la Faculté des sciences de l'Éducation de l'Université de Montréal, ces nouvelles élections scolaires constituent un test et une occasion de stimuler la participation au vote.

« Tant que la commission scolaire est vue comme une organisation qui ne fait qu'appliquer les directives du ministère [une impression que plusieurs citoyens ont], vous avez beaucoup moins d'incitatifs à aller voter pour des fonctionnaires finalement, parce que c'est comme ça que les commissaires sont perçus »

« Il faudra que les commissions scolaires fassent un effort de pédagogie envers le public, pour lui montrer pourquoi c'est important de voter et pourquoi les commissions scolaires ne sont pas que le département local du Ministère de l'Éducation. Parce que ce ne l'est pas officiellement! explique-t-il. »

La campagne électorale des candidats à la présidence risque d'amener des débats intéressants, selon Alexandre Beaupré-Lavallée. Ce sont les citoyens qui devront les élire désormais.

« Le fait qu'il y ait une compétition avec des idées qui sont clairement définies, ça peut faire augmenter le taux de participation. À condition que ça vienne chercher des préoccupations que les gens ont ».

La période de mise en candidature se termine le dimanche 28 septembre. Il y aura une lutte à trois pour la présidence de la CSDM (Commission scolaire de Montréal). Après Catherine Harel-Bourdon et Jocelyne Cyr, Christine Fournier lancera sa campagne comme candidate au poste de présidente.

Le ministère de l'Éducation estime que ces élections scolaires vont coûter 20 millions de dollars aux contribuables. Plusieurs croient qu'il faudrait les tenir en même temps que les élections municipales, comme c'est le cas en Ontario.

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