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Place à l'«Aube Rouge»: le boxeur Artur Beterbiev affronte Tavoris Cloud au Centre Bell, samedi

26/09/2014 04:03 EDT | Actualisé 26/09/2014 04:25 EDT
ASSOCIATED PRESS
Russia's Artur Beterbiev arrives for his fight against the United States' Michael Hunter II (blue) during a heavyweight 91-kg preliminary boxing match at the 2012 Summer Olympics, Wednesday, Aug. 1, 2012, in London. (AP Photo/Patrick Semansky)

Le Montréalais d’origine tchétchène Artur Beterbiev est à 24 heures de réaliser un tour de force, samedi au Centre Bell. Le boxeur comptant seulement cinq combats professionnels s’apprête à affronter l’ex-champion du monde Tavoris Cloud, un rival qui devait initialement faire face à Jean Pascal.

« Le corps d’Artur était expressif. Ce n’est pas un gars qui se laisse intimider. Dans son esprit, le combat est déjà commencé », a expliqué l’entraîneur de l’Olympien russe et organisateur de combats du Groupe Yvon Michel (GYM), Marc Ramsay.

Lors de la pesée officielle du choc, vendredi, les deux pugilistes ont respecté le poids de leur combat de championnat NABA des mi-lourds (175 lb).

Cloud a d’abord fait osciller la balance à 174 lb, tandis que Beterbiev a enregistré un poids de 174,6 lb.

« Artur a le profil psychologique typique des champions : quand il y a de la pression, il est dans sa bulle et à son meilleur, a évalué Marc Ramsay. Il ne bougonnait pas pour le poids qu’il avait à perdre et il a hâte de se battre. Il est prêt pour 12 rounds d’action. »

Pascal favorise Beterbiev

Plusieurs experts et analystes de boxe croient qu’il s’agit d’un pari risqué d’envoyer un combattant avec aussi peu d’expérience professionnelle qu’Artur Beterbiev (5-0, 5 K.-O.) devant un ex-champion aguerri comme Tavoris Cloud (24-2, 19 K.-O.).

Pourtant, la confiance règne dans le clan du protégé de GYM, même si on ne prend pas le Floridien à la légère.

« Cloud fait partie de l’élite et c’est un gars solide. Il n’a pas bien paru lors de ses trois dernières sorties, mais si on exclue les trois champions (Bernard Hopkins, Adonis Stevenson et Sergey Kovalev), il est clairement dans les meilleurs de la division. Il est dans le top 5 à 175 lb et avec une victoire sur lui, on va voir comment l’industrie de la boxe va réagir. À partir de samedi, on veut aller au sommet de la pyramide avec Artur », a analysé Ramsay.

« Je vois Artur l’emporter en six rounds ou moins, a renchéri Jean Pascal, qui a servi de partenaire d’entraînement au Russe âgé de 29 ans pour cette rencontre. Il est plus puissant, plus complet et compte sur un plus gros bagage amateur que Cloud. La seule chose qui lui manque, c’est l’expérience…mais il va la prendre dans ce combat. »

L’effet Ouellet

Malgré ses 43 ans, Stéphane Ouellet (29-5, 18 K.-O.) avait fière allure sur la balance et lors du face-à-face avec le Belge Cédric Spera (10-3, 2 K.-O.).

Le Jonquérois, à 159 lb, semblait en excellente forme physique. Quant à son jeune rival âgé de 25 ans, il a respecté le poids limite de son contrat (162 lb).

« Je crois que c’est la meilleure idée au monde de finir sa carrière en beauté, a confié Marc Ramsay. Ce sera un peu comme une attraction spéciale et une bataille de jabs. »

« C’est un combat honorifique, mais c’est bien », a pour sa part commenté Jean Pascal.

Même son de cloche du côté d’Antonin Décarie (30-2, 9 K.-O.), qui croisera les gants avec le Mexicain Ivan Pereyra (19-3, 13 K.-O.).

« Le Centre Bell est l’endroit le plus prestigieux pour performer, que ce soit pour un artiste ou un athlète. Je suis fébrile à chaque fois. Et je serai aussi un partisan attentif pour Stéphane Ouellet, a-t-il mentionné. Je l’ai idolâtré dans ma jeunesse et ça a été mon boxeur préféré! »

Par ailleurs, en demi-finale de la soirée, Dierry Jean (26-1, 18 K.-O.) défendra son titre NABF des poids légers (135 lb) devant le Mexicain Daniel Ruiz (32-7-2, 22 K.-O.).

Jean et Ruiz ont tous deux monté sur le pèse-personne à un poids de 134,8 lb.

Un peu plus de 2500 personnes sont attendus samedi au domicile du Canadien de Montréal pour ce gala de boxe mettant en vedette un nouveau pur-sang en Artur Beterbiev et l’ancienne gloire du sport en Stéphane Ouellet.

Il s’agit, en quelque sorte, du passage du flambeau entre la gloire du passé et l’espoir du futur.

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