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Une baisse de production chez Kruger entraine la perte de 100 emplois à l'usine Brompton de Sherbrooke (VIDÉO)

24/09/2014 11:05 EDT | Actualisé 25/11/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - L'effondrement du marché de la presse écrite et des journaux imprimés continue de faire des dommages collatéraux.

Cette fois, c'est la papetière Kruger qui annonce qu'elle ferme l'une de ses trois machines à papier journal et son atelier de pâte désencrée de l'usine Brompton, à Sherbrooke, à compter du 14 novembre, et ce, jusqu'à nouvel ordre.

Cette décision se traduira par la perte de 100 emplois à l'usine, qui compte un total de 340 employés.

Ceux-ci n'ont jamais vu venir le coup, selon le président de leur syndicat, André Forest.

«L'usine se tirait d'affaire quand même assez bien comparativement à d'autres compagnies, malgré toutes les crises qu'il y a eues dans le papier journal. On ne s'attendait pas à ça. L'annonce a été une surprise», a-t-il dit.

Selon le vice-président principal de la société Kruger, Jean Majeau, la situation est devenue intenable en raison d'une baisse de 10 pour cent de la demande de papier journal en Amérique du Nord entre août 2013 et août 2014 et de 7 pour cent à l'échelle mondiale.

«La baisse de demande est très importante. (...) Nous n'avons pas le choix; nous devons rééquilibrer le carnet de commandes», a-t-il indiqué à La Presse Canadienne.

Tout indique que cette fermeture sera permanente. Bien que M. Majeau affirme que la direction étudie différents scénarios dans le but de «trouver d'autres usages pour les machines à papier journal», il reconnaît qu'aucun de ces scénarios n'est envisagé à court terme.

«Il n'y a pas de date de reprise prévue pour le moment. Il faut tout d'abord réajuster le carnet de commandes, c'est notre priorité», a-t-il précisé.

La société Kruger affirme qu'elle prendra toutes les mesures à sa disposition pour minimiser l'impact de cette fermeture sur ses employés, ce qui sera au moins partiellement possible puisque l'usine comptera toujours deux machines et 240 postes.

«Nous allons tenter de favoriser autant que possible des départs à la retraite pour permettre aux plus jeunes de trouver une place au sein de l'usine», a indiqué M. Majeau.

Du côté syndical, toutefois, on nageait toujours dans l'inconnu dans les heures suivant l'annonce.

«Nous avons eu une rencontre qui duré environ cinq minutes. Ils nous ont dit qu'ils reviendraient avec plus de détails cette semaine. Nous n'avons pas eu le temps de poser de questions», a indiqué M. Forest.

Selon lui, le profil des employés pourrait permettre de sauver une partie des emplois.

«Il y a quand même un bon potentiel de gens qui approchent l'âge d'une retraite possible, mais ça va dépendre de l'âge où ils vont placer la barre pour offrir des départs volontaires», a-t-il indiqué.

Avec cette fermeture, la papetière réduira sa production annuelle de papier journal de 100 000 tonnes, ce qui représente 10 pour cent de la production annuelle de l'ensemble de la société Kruger.

Par ailleurs, la fermeture de l'atelier de désencrage met un terme à l'intégration de fibre recyclée dans le papier journal chez Kruger. Cet atelier était le seul de l'entreprise à produire de la fibre recyclée désencrée et sa production était entièrement intégrée dans la production de la machine qui sera fermée.

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