POLITIQUE

Course à la chefferie du PQ: Alexandre Cloutier dévoile son programme référendaire

24/09/2014 07:56 EDT | Actualisé 24/09/2014 12:51 EDT
PC

QUÉBEC - Fraîchement revenu d'Écosse, le candidat pressenti dans la course à la chefferie du Parti québécois, Alexandre Cloutier, dévoile mercredi sa proposition de démarche vers la souveraineté.

Le député de Lac-Saint-Jean suit ainsi les traces de Jean-François Lisée et Bernard Drainville, également pressentis pour succéder à Pauline Marois, qui ont fait connaître leur mécanique référendaire au cours des dernières semaines.

Alexandre Cloutier se révèle plus «pressé» que ses collègues péquistes. Le jeune député de 37 ans souhaite la tenue d'un référendum dans la deuxième moitié d'un mandat majoritaire du PQ, écrit-il dans une lettre ouverte publiée sur Le Huffington Post Québec.

De son côté, Bernard Drainville propose de ne pas tenir un scrutin référendaire avant 2023, tandis que Jean-François Lisée estime que la décision de tenir ou non un référendum devrait être annoncée un an avant l'élection.

LIRE AUSSI:

» Un appui tiède aux propositions d'Alexandre Cloutier

Pour Alexandre Cloutier, le PQ devra également annoncer ses couleurs rapidement au cours de la prochaine élection. L'ex-chef péquiste Pauline Marois avait entretenu le flou sur la question référendaire au cours des dernières élections générales au printemps dernier, qui a mené au pire score du parti depuis 1970.

Finie, également, la gouvernance souverainiste, qui consiste à gérer la province en attendant que le fruit référendaire soit mûr. «À l'avenir, j'estime qu'il faudra assumer entièrement notre projet - celui de faire du Québec un pays - et être transparents avec les Québécois quant à notre échéancier pour y arriver», écrit Alexandre Cloutier.

Le scrutin serait toutefois précédé de l'ouverture d'un registre national qui devra amasser les signatures d'un million de Québécois en faveur d'un référendum sur une période d'un an. «L'enjeu sera clairement établi: faute d'obtenir cette approbation citoyenne, le gouvernement du Parti québécois renoncera à soumettre son projet à la consultation populaire», poursuit-il.

Une grande consultation et un livre blanc

D'ici à un éventuel troisième référendum, Alexandre Cloutier propose diverses mesures pour faire croître les appuis du Oui.

Dès maintenant, le PQ devrait mettre sur pied une «équipe de préparation à la souveraineté», écrit-il. Composée d'élus et de membres de la société civile, elle «deviendra responsable de l'élaboration du contenu, de la mobilisation et des communications entourant le projet souverainiste».

Cette équipe devra également enclencher, avec des membres des autres partis souverainistes, «une grande consultation de tous les Québécois sur les enjeux relatifs à l'indépendance».

Pour financer ce travail de recherche et de consultation, Alexandre Cloutier propose que la moitié des dons recueillis par le PQ soit désormais consacrée à «la préparation de la souveraineté, sous toutes ses formes».

Cette vaste consultation provinciale servira à déposer au cours de la première année d'un mandat péquiste un «vaste document d'information» qui répondra aux questions de la population sur la souveraineté. Alexandre Cloutier semble s'inspirer de l'expérience écossaise, où le Scottish National Party a déposé un livre blanc de 670 pages.

Finalement, un gouvernement péquiste déposerait une Constitution du Québec «codifiant, d'une part, les règles actuelles qui organisent l'État québécois et, d'autre part, les clauses transitoires qui entreraient en vigueur au jour 1 de l'indépendance».

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

Qui pourrait prétendre à la chefferie du PQ?