DIVERTISSEMENT

The Black Keys: rock puissant au Centre Bell (CRITIQUE)

19/09/2014 10:17 EDT | Actualisé 19/09/2014 10:17 EDT
Andy Sheppard via Getty Images
SOUTHWOLD, ENGLAND - JULY 20: Patrick Carney and Dan Auerbach of the band The Black Keys perform on stage at Latitude Festival 2014 at Henham Park Estate on July 20, 2014 in Southwold, United Kingdom. (Photo by Andy Sheppard/Redferns via Getty Images)

C’est dans un Centre Bell plein à craquer, déjà réchauffé par la prestation de Cage The Elephant, que Black Keys a présenté son spectacle de la tournée mondiale Turn Blue. Devant un décor bien pensé, fait de mille lumières et d’écrans amovibles, les gars ont rocké ça sans fausse note!

Dan Auerbach (guitare, voix), en grande forme, ne s’est pas fait prier pour interpeller la foule. Remerciements, blagues, mots sympathiques: décidément, l’artiste a un charisme qui fait son effet. Les spectateurs n’ont pas tari de hurlements de joie au son des « Vous êtes les meilleurs! » et les « Montréal, merci! » qui ne cessaient de fuser. Si Patrick Carney (batterie) semblait plus timide – n’adressant pas un mot à l’assistance – il a compensé avec son incroyable talent. Et c’est bien assez.

En contrôle, à deux pas du pilote automatique, The Black Keys a enchaîné les hits qui ont fait sa popularité: Gold on The Ceiling, Fever, etc. Quand les gars ont joué les premières notes de Tighten Up, excellente pièce tirée de l’album Brothers (2010), une petite bombe d’excitation a sauté dans le Centre Bell. Sautillements (que dis-je, sauts en hauteur), cris stridents, pas de danse: le party a littéralement levé.

Ovation monstre, mais pas le temps de s’arrêter. « On va continuer à vous faire bouger! » a crié Auerbach à une foule qui frôlait la surexcitation. Coup sur coup: Gotta Get Away, Next Girl, Howlin’ For You… Au premier rang, des courageux/pleins d’espoir ont tenté de démarrer un trash, qui a plutôt terminé en petite vague de hochements de tête et de poings en l’air.

Parce que c’est ça un spectacle de The Black Keys: si le rock puissant pourrait donner des envies de tout défoncer, c’est plutôt une ambiance sympathique, festive, qui s'en dégage. Un groupe qui semblerait d'ailleurs peut-être plus à sa place dans le charme d'un petit bar enfumé plutôt que dans une énorme salle de spectacle.

Toute bonne chose a une fin : après une interprétation de Lonely Boy bien marquée, The Black Keys est allé se réfugier dans les coulisses. Cris, briquets allumés brandis bien haut dans les airs, « Oh-hey » incantatoires… Rien n’y faisait: les artistes sont disparus un brin trop longtemps. Ils sont finalement réapparus pour un rappel solide, magnifiquement clôturé par l’interprétation de Little Black Submarines. Wow.

En tout et pour tout: un excellent spectacle qui a visiblement conquis les spectateurs. Tellement, qu'au retour en métro, plusieurs fans ont tenté de recréer l'ambiance en faisant jouer les chansons du groupe à plein volume. Quand le wagon au complet s'est mis à danser et à chanter (sans blague!), la preuve a été faite: le passage de The Black Keys à Montréal a été un véritable succès.

The Black Keys