POLITIQUE

L'Assemblée nationale se souvient de la fusillade de 1984 (VIDÉO)

18/09/2014 02:36 EDT | Actualisé 18/09/2014 02:43 EDT

L'émotion était palpable ce matin à l'extérieur de l'Assemblée nationale pour le dévoilement d'une plaque commémorative en mémoire des victimes du drame du 8 mai 1984, qui avait fait 3 morts et 13 blessés lors de la fusillade perpétrée par le caporal Lortie.

La cérémonie se déroulait en présence des parlementaires, mais aussi des familles des victimes, dont plusieurs revenaient à l'Assemblée nationale pour la première fois depuis 30 ans.

Tour à tour le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, le premier ministre Philippe Couillard, le chef de l'opposition officielle Stéphane Bédard et le chef de la Coalition avenir Québec François Legault ont exprimé leur compassion pour les victimes et leurs proches.

Jacques Chagnon a rappelé que l'événement qui avait porté atteinte à la démocratie était l'un des jours les plus sombres de l'histoire du Québec.

« Toute cette tragique journée ne doit jamais être oubliée. Elle rappelle la fragilité de la démocratie et cette plaque installée à un endroit symbolique servira désormais de repère aux yeux de tous, d'empreinte solennelle de mémoire à la folie des hommes. »

« L'Assemblée nationale, c'est la maison du peuple québécois, la maison de chaque citoyenne et chaque citoyen et personne ne tolère ou ne peut tolérer quelque forme de violence que ce soit sous son toit dans sa maison. S'attaquer à l'Assemblée nationale, aux gens qui y travaillent, aux élus, c'est s'attaquer au cœur d'une nation et à la démocratie », a ajouté le premier ministre Couillard.

Le 8 mai 1984, le caporal Denis Lortie a fait irruption dans le Salon bleu de l'hôtel du Parlement. Il a ouvert le feu, tuant Camille Lepage (messager), Georges Boyer (page), et Roger Lefrançois (employé au Directeur général des élections).

Le caporal Lortie avait l'intention de tirer sur les députés, mais le Parlement ne siégeait pas lorsqu'il est entré dans l'hôtel ce matin-là.

Le sergent d'armes Réné Jalbert avait amené le tireur à se rendre.

L'occasion a aussi permis de souligner le courage exceptionnel du sergent Réné Jalbert, dont l'intervention avait permis de dénouer la crise.

Marc Jalbert, le fils du sergent, a rappellé que jamais son père, qui a été plusieurs fois honoré pour ce geste, ne s'était considéré comme un héros. « Quand il a reçu cette Croix de vaillance, il m'a dit : "cette croix est pour toutes les victimes" », a-t-il déclaré, la voix étranglée par l'émotion.

La plaque de bronze sur laquelle sont inscrits les noms de Georges Boyer, Roger Lefrançois et Camille Lepage sera installée à l'entrée de visiteurs de l'hôtel du Parlement.

INOLTRE SU HUFFPOST

Assemblée nationale