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Diane Lemieux devant la commission Charbonneau

18/09/2014 09:41 EDT | Actualisé 18/09/2014 12:14 EDT
Radio-Canada

La présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec (CCQ), Diane Lemieux, a entrepris son témoignage devant la commission Charbonneau dans le cadre des audiences consacrées aux organismes de surveillance.

Un texte de François Messier

Elle doit notamment être interrogée sur le travail au noir dans l'industrie, la délivrance des cartes de compétence et le fonctionnement du nouveau système de placement de la main-d'oeuvre qu'elle gère depuis maintenant un an.

Mme Lemieux, qui a pris les rênes de la CCQ en janvier 2011, ne sera pas la première à venir parler du travail de la CCQ à la commission. En février dernier, l'enquêteur Jean-François Sabourin était venu parler du monopole étouffant qu'exercent des locaux syndicaux du Québec, et plus particulièrement le local 791 des opérateurs de machinerie lourde, dirigé par Rambo Gauthier, et le local AMI des manoeuvres, longtemps dirigé par Michel Bezeau.

Avant Diane Lemieux, la commission a entendu Steve Boulanger, directeur général adjoint de la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec, (CMMTQ) qui regroupe plus de 2400 entrepreneurs spécialisés dans le domaine de la mécanique du bâtiment, plus particulièrement en plomberie et en chauffage.

Cette corporation est l'une des trois organisations québécoises pouvant distribuer des licences à des entrepreneurs. Les deux autres - la Régie du bâtiment du Québec et la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ) - ont été entendues mercredi par la commission.

Dans un mémoire déposé il y a quelques semaines à la commission, la CMMTQ assurait n'avoir « jamais été directement interpellée » par des problèmes de collusion, de corruption ou d'infiltration du crime organisé impliquant ses membres. Elle a tout de même présenté 12 recommandations, dont plusieurs visant à accroître, selon elle, la concurrence et la transparence, afin de contrer la collusion et la corruption.

À l'instar de la CMEQ, la CMMTQ plaide en faveur du maintien du Bureau des soumissions déposées du Québec (BSDQ), un organisme privé qu'ils ont contribué à mettre sur pied avec l'Association de la construction du Québec, et dont le rôle consiste à recevoir et à acheminer des soumissions d'entrepreneurs spécialisés de l'industrie de la construction à des entrepreneurs généraux.

La CMEQ et la CMMTQ plaident toutes deux en faveur d'une divulgation de l'identité des soumissionnaires, recommandation étonnante dans le mesure où un témoin comme l'entrepreneur Lino Zambito a clairement expliqué que de tels renseignements lui permettaient d'organiser la collusion.

La commission Charbonneau en bref

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