POLITIQUE

Les médecins spécialistes demandent à Philippe Couillard de rappeler son ministre à l'ordre

17/09/2014 11:59 EDT | Actualisé 17/09/2014 11:59 EDT
PC

Entourée de plusieurs collègues vêtus de sarraus blancs, la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Diane Francoeur, a demandé au premier ministre Philippe Couillard de rappeler son ministre la Santé à l'ordre.

Accusant M. Barrette de répandre des faussetés et d'utiliser la négociation avec les médecins spécialistes pour servir ses intérêts politiques, Mme Francoeur a réclamé l'intervention de M. Couillard pour recadrer l'allure de la négociation.

« Ce n'est pas en lançant de fausses affirmations ou en usant de propos incendiaires dans ses déclarations publiques que le ministre de la Santé parviendra à créer un réel climat de collaboration pour parvenir à une entente », a déclaré Mme Francoeur. « Nous souhaitons une entente négociée. Nous sommes déterminés à collaborer à l'atteinte de l'équilibre budgétaire, mais le gouvernement doit aussi faire preuve d'ouverture et de souplesse. Négocier, ce n'est pas imposer. »

La FMSQ réagit ainsi aux déclarations du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, au sujet de l'étalement des augmentations de salaire de ses membres réclamé par Québec.

Le ministre de la Santé souhaite étaler les hausses de salaire des médecins sur une période de neuf ans pour atteindre l'équilibre budgétaire au cours de l'exercice 2015-2016, alors que les médecins spécialistes souhaitent limiter cet étalement à une période de quatre ans.

Il en va de la survie du système de santé, a avancé M. Barrette à l'entrée du caucus libéral ce matin. Il a ajouté que les réformes sont nécessaires pour offrir une bonne accessibilité aux patients. « Ça, les médecins spécialistes ne le prennent pas en considération », a-t-il accusé.

Le ministre Barrette a reproché à la FMSQ, hier, son « dogmatisme » et sa rigidité dans les négociations avec son ministère. Il a notamment accusé la fédération de ne pas prendre « en considération la difficulté budgétaire de la société québécoise » et de vouloir « le beurre, l'argent du beurre, la vache, la laitière et la ferme ».

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