POLITIQUE

Ottawa dévoile son plan contre la violence faite aux femmes autochtones

15/09/2014 07:55 EDT | Actualisé 15/09/2014 07:56 EDT
PC

Le gouvernement fédéral a dévoilé les détails de son plan pour s'attaquer aux enjeux de la violence contre les femmes et les filles autochtones.

La ministre du Travail, Kellie Leitch, qui est aussi ministre de la Condition féminine, a affirmé que le plan consistait en une série de mesures pour "contrer la violence familiale et les crimes violents à l'endroit des femmes et des filles autochtones". Elles incluent l'élaboration d'un plus grand nombre de plans de sécurité communautaire tant dans les réserves qu'à l'extérieur de celles-ci, et de projets pour briser les cycles intergénérationnels de violence et d'abus.

Le plan propose aussi des projets pour aider les femmes et les filles autochtones à dénoncer et prévenir la violence.

Le plus récent budget fédéral promettait 25 millions $ sur cinq ans pour contrer les crimes contre les femmes et les filles autochtones. Le gouvernement a refusé à répétition les appels de l'opposition et de groupes autochtones à tenir une enquête publique sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

La députée néo-démocrate Niki Ashton a de nouveau exhorté le gouvernement, lundi, à déclencher une enquête. Mme Ashton a fait valoir aux Communes qu'Ottawa avait "une responsabilité d'aider à mettre fin à la violence contre les femmes autochtones".

La ministre conservatrice a rétorqué qu'il y avait déjà eu 40 études du genre, et que le temps était venu d'"agir". Mme Leitch a fait valoir que le plan dévoilé lundi démontrait l'engagement du gouvernement Harper. La mesure unique accaparant la plus importante partie des 25 millions $ concerne les plans de sécurité communautaire, qui obtiennent 8,6 millions $.

Le gouvernement fédéral soutient que globalement, il a prévu près de 200 millions $ sur cinq ans pour s'attaquer à la violence contre les femmes autochtones, dont 158,7 millions $ pour des refuges et des activités de prévention contre la violence familiale, à partir de l'an prochain.

Le gouvernement prévoit aussi établir un répertoire de données génétiques sur les personnes portées disparues et promet de meilleures relations entre la police et les familles des victimes.

"Ces actes de violence odieux ne seront pas tolérés", a dit la ministre par communiqué.

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