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Louis-José Houde: peut-être un film en 2015

15/09/2014 03:28 EDT | Actualisé 15/09/2014 03:28 EDT
David Kirouac

Après avoir tenu des rôles de premier plan dans les films De père en flic et Le sens de l’humour, Louis-José Houde caresse l’idée de jouer à nouveau au cinéma, et son ambition pourrait se concrétiser dès l’an prochain.

C’est ce que l’humoriste a mentionné en marge du 29e Gala des Prix Gémeaux, dimanche, où il a présenté les finalistes dans deux catégories, celles de la Meilleure comédie et du Meilleur premier rôle féminin : série dramatique.

«Il y a deux ou trois projets sur la table, a expliqué Louis-José. D’après moi, en 2015, je vais refaire un film. J’ai reçu quelques propositions…»

Gala de l’ADISQ

Là s’arrêteront toutefois les confidences à ce sujet. Pour l’instant, Louis-José Houde se consacre pleinement à sa tournée Les heures verticales et à la préparation du Gala de l’ADISQ, qui en sera à sa 36e édition et qu’il animera pour une neuvième année consécutive, le 26 octobre prochain. Déjà, il a commencé à tester quelques gags pendant ses spectacles ; il offre notamment le monologue d’ouverture qu’il présentera au gala en guise de rappel pour jauger la réaction des spectateurs.

«C’est très agréable de voir ça se construire, a souligné l’artiste. C’est un beau feeling, de partir de quelque chose qui n’existe pas encore en août et, trois mois plus tard, de le faire devant deux millions de personnes. C’est un beau défi, c’est très motivant. J’ai le goût de me lever, le matin, et de travailler sur mes textes, parce que je sais que ce sera très regardé. Ça compense pour la pression, l’aspect casse-cou que représente le fait d’animer un gala. Même si c’est énormément de travail, ça apporte beaucoup, et je trouve que ça en vaut la peine.»

Pression supplémentaire sur ses épaules, Louis-José a toujours récolté d’excellentes critiques aux lendemains des Galas de l’ADISQ dont il a tenu les rênes. L’envie de ne jamais décevoir lui sert donc de moteur pour se surpasser d’une fois à l’autre.

«On n’a pas le choix d’y penser, mais je retourne ça positivement. Si j’ai eu de bonnes critiques, il y a une raison. C’est parce que j’ai investi des heures, du temps, du travail. Et je suis motivé à le refaire, à consacrer le même temps parce que, quand je le fais, les gens le remarquent et on me félicite le lendemain. J’ai toujours le goût d’être meilleur que l’année précédente. C’est encourageant de voir que, quand je mets la bonne quantité de travail, c’est reconnu.»

Meilleur vendeur

Or, le dur labeur de Louis-José Houde ne se reflète pas seulement dans les critiques qui encensent tout ce qu’il fait. Avec les 288 000 billets vendus de son dernier effort solo, Les heures verticales, qu’il présente depuis 2012, l’homme se hisse au sommet du palmarès des personnalités, groupes ou troupes ayant attiré le plus de Québécois dans les salles au cours des trois dernières années.

Le Journal de Montréal et La Presse rapportaient la semaine dernière, citant les chiffres d’une enquête de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ), qu’en 2013, Les heures verticales a été le spectacle le plus populaire, juste devant Le temps qui court, de Lise Dion, et L’ereure est humaine, de Laurent Paquin. La liste des productions citées ne regroupait pas seulement des prestations d’humour, mais aussi de chanson (Marie-Mai) et de variétés (Cavalia, le Cirque du Soleil).

«Ça m’a rendu très, très heureux, a relevé le comique. C’est un classement dont j’ignorais l’existence, et personne ne l’avait vu venir. D’être numéro un au Québec, toutes catégories confondues, c’était complètement inattendu. Mes tournées ne sont pas très récréatives ; c’est intense, je prends ça à cœur, je donne beaucoup de représentations. Seulement que les gens viennent voir le show, ça me fait très, très plaisir, mais qu’on note en plus le fait que c’est moi que les gens sont allés voir en plus grand nombre, ça donne un sens à tous nos efforts, tout notre travail. Je suis dans le dernier segment de ma tournée, il ne me reste qu’une centaine de dates, alors c’est une belle tape dans le dos pour continuer et me rendre jusqu’à la fin.»

De fait, ceux qui n’ont pas encore applaudi Les heures verticales devront se hâter, car Louis-José compte clore ce chapitre de sa vie professionnelle vers la fin de 2015, après quoi il s’attellera à l’écriture d’un nouveau spectacle.

«À un moment donné, j’ai le goût de faire du nouveau matériel. Plusieurs pourraient faire le même show, deux fois par semaine, pendant 10 ans. Mais moi, je suis un créateur autant qu’un interprète. J’aime autant écrire qu’être sur scène. Quand on écrit des textes qui sont très personnels, on avance dans la vie et, au fil du temps, on se détache de certaines périodes qui nous ont inspiré. Et ça devient plus difficile d’interpréter ça avec cœur. Donc, pour renouveler mes textes, je vais arrêter quelque part vers la fin de 2015.»

Pas de temps pour la télé

En terminant, un petit clin d’œil télévision, puisque Louis-José participait à la grande fête des Gémeaux ; celui qui a jadis piloté Dollaraclip et Ici Louis-José Houde a-t-il le temps de s’installer devant son petit écran, à l’occasion?

«Vraiment pas, s’est-il enflammé lorsqu’on lui a posé la question. C’est lamentable, depuis une décennie. Puisque je suis sur scène le soir, c’est compliqué d’écouter la télé, je ne suis vraiment pas à jour. C’est honteux. Je vois des extraits par ci, par là, et j’écoute En mode Salvail et 125, Marie-Anne une fois de temps en temps. Je ne regarde aucune série québécoise en ce moment. Mais je vais me reprendre…»

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