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TIFF 2014: Grande première pour The Good Lie de Philippe Falardeau (VIDÉO)

08/09/2014 11:05 EDT | Actualisé 09/09/2014 11:00 EDT

Philippe Falardeau présentait hier après-midi au Festival du film de Toronto la première mondiale de son tout premier film américain, The Good Lie. Une première expérience qu’il décrit comme éducative et qui ne sera surtout pas la dernière!

Contacté par les producteurs, Philippe Falardeau a accepté de réaliser The Good Lie, un film qui l’amène dans une voie complètement à l’opposé de ce qu’il a l’habitude de faire.

«Si ça n’avait été que de moi, le film aurait été beaucoup plus cru, mais on voulait avoir un aspect feel-good movie» explique-t-il. Car il est vrai qu’on ne rejoint pas un public américain de la même façon qu’un public québécois. Les mots, la façon de dire les choses, sont des exemples avec ce à quoi Falardeau a dû apprendre à jongler.

Même s’il a dû faire quelques compromis, le réalisateur québécois est très heureux de cette première expérience à l’américaine, au point qu’il est déjà prêt à recommencer. Puisqu’il a cette soif de travailler, de tourner, le marché des États-Unis est plus attirant pour l’instant étant donné qu’il est beaucoup plus rapide qu’au Québec. Et bonne nouvelle, le marché s’ouvre à lui! Philippe Falardeau a reçu une centaine de scénarios depuis qu’il a commencé à tourner The Good Lie. «Je me suis tout simplement demandé si c'était pour moi. En se posant cette question, c'est plus facile de faire de bons choix». Il aurait d’ailleurs rencontré les producteurs d’une dizaine de ces projets.

Si Falardeau a été attiré par l’aspect d’entraide, de famille et d’unité que le film dégage, Reese Witherspoon, elle, a accepté le rôle parce qu’elle savait qu’en tant que réalisateur, il rendrait très bien ce côté humain et authentique. Si ce n’est pas toujours facile de jouer avec les gardes du corps des vedettes sur les plateaux de tournage, il fut néanmoins très agréable pour Falardeau de travailler avec Witherspoon. Le plaisir de pouvoir diriger des actrices d’un tel calibre, c’est de pouvoir lui demander plusieurs ajustements et qu’elle retienne, décortique et applique tout dès la scène suivante. Quoi demander de mieux?

Inspiré d’une histoire vraie, The Good Lie est l’histoire de Carrie (Reese Whiterspoon) qui prend sous son aile quatre réfugiés d’une guerre civile au Soudan venant tout juste de débarquer en Amérique. Le film sera à l’affiche à Montréal, en anglais seulement, à la fin du mois d’octobre.

À surveiller aussi, le prochain film québécois de Philippe Falardeau, Guibord s’en va-t-en guerre, dont le tournage commencera prochainement!



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