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Cinq pays de l'OTAN fourniront des armes à l'Ukraine

07/09/2014 09:12 EDT | Actualisé 07/09/2014 11:14 EDT
ASSOCIATED PRESS
Soldiers of Ukrainian army ride on a tank in the port city of Mariupol, southeastern Ukraine, Friday, Sept. 5, 2014. The Ukrainian president declared a cease-fire Friday to end nearly five months of fighting in the nation's east after his representatives reached a deal with the Russian-backed rebels at peace talks in Minsk. (AP Photo/Sergei Grits)

Les États-Unis, la France, l'Italie, la Pologne et la Norvège fourniront des armes et des conseillers militaires à l'Ukraine, après la conclusion de plusieurs accords lors du sommet de l'OTAN, dimanche au pays de Galles, a annoncé un conseiller du président ukrainien.

Les responsables de l'OTAN ont expliqué que l'Alliance ne fournirait pas d'armes à l'Ukraine, qui ne fait pas partie de l'organisation, mais que les États membres pouvaient prendre cette initiative à titre individuel.

« Lors du sommet de l'OTAN, des accords ont été conclus sur la fourniture de conseillers militaires et d'équipements d'armements modernes par les États-Unis, la France, l'Italie, la Pologne et la Norvège. »

— Iouri Lissenko, conseiller du président ukrainien

Iouri Lissenko, un conseiller du président ukrainien Petro Porochenko, n'a pas fourni de détails supplémentaires. Sa déclaration publiée sur sa page Facebook, n'a pas pu être confirmée dans l'immédiat.

Petro Porochenko avait assisté au sommet des pays alliés qui se sont réunis pendant deux jours cette semaine à Newport au pays de Galles.

Cessez-le-feu mis à mal

Sur le terrain, le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine a été mis à mal dimanche avec de nouveaux bombardements dans les environs du port stratégique de Marioupol et de la grande ville de Donetsk, les deux principaux fronts entre les forces gouvernementales et les séparatistes prorusses.

Les bombardements survenus au cours de la nuit à Marioupol ont coûté la vie à une femme de 33 ans, première victime civile depuis l'entrée en vigueur de la trêve vendredi soir, et quatre blessés, selon les autorités municipales.

Chaque camp accuse l'autre d'être à l'origine de ces violences. Le calme était revenu en début d'après-midi, aussi bien à Marioupol qu'à Donetsk.

Auparavant, des explosions régulières ont retenti dans la matinée au nord de Donetsk et des colonnes de fumée noire étaient visibles dans le ciel, a rapporté une journaliste de Reuters.

Ces détonations provenaient des abords de l'aéroport, contrôlé par les forces gouvernementales alors que la ville de Donetsk elle-même est aux mains des séparatistes prorusses.

Des rebelles ont déclaré à Reuters que l'aéroport était vide et que les combats se concentraient désormais sur une installation militaire située à proximité.

« Écoutez le bruit du cessez-le-feu », a plaisanté un rebelle en armes. « Une véritable bataille est en cours ici. »

Une autre grave violation du cessez-le-feu a été signalée au cours de la nuit à Marioupol, au sud de Donetsk, où les forces gouvernementales disent avoir essuyé des tirs d'artillerie.

Dans les jours qui ont précédé le cessez-le-feu, les forces gouvernementales se sont efforcées de repousser une grande offensive rebelle sur ce port de la mer d'Azov, essentiel aux exportations du secteur sidérurgique ukrainien.

Les autorités de Kiev affirment que les séparatistes bénéficient de renforts russes, ce que Moscou dément.