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L'OTAN créera une force de réaction rapide pour contrer la Russie

05/09/2014 07:37 EDT | Actualisé 05/11/2014 05:12 EST
ANATOLII STEPANOV via Getty Images
A column of Ukrainian tanks travels in Donetsk region on September 3, 2014. Beleaguered Ukrainian President Petro Poroshenko announced on September 3 that he and his Russian counterpart Vladimir Putin had agreed a surprise truce in Ukraine's four-month war with pro-Moscow rebels. But the Kremlin immediately denied any formal agreement and stressed that Russia played no role in the conflict despite Western claims that it has orchestrated the insurgency tearing apart the ex-Soviet state. AFP PHOTO / ANATOLII STEPANOV (Photo credit should read ANATOLII STEPANOV/AFP/Getty Images)

NEWPORT, Royaume-Uni - Visant à dissuader de nouvelles agressions russes, les leaders de l'OTAN ont accepté vendredi la création d'une force de réaction rapide dont le quartier-général se trouvera en Europe de l'Est et qui pourra se mobiliser rapidement si un membre de l'Alliance est attaqué dans la région.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a dit qu'un quartier-général sera établi en Europe de l'Est et que l'équipement nécessaire sera entreposé dans la région, pour permettre à cette force de se mobiliser et de se déployer rapidement.

«Cela envoie un message clair à tout agresseur potentiel: si vous pensez attaquer un seul allié, vous ferez face à toute l'Alliance», a-t-il dit alors qu'un sommet de deux jours de l'OTAN, au Pays-de-Galles, tirait à sa fin.

Les patrouilles aériennes de l'OTAN au-dessus de la région balte et d'autres mesures aériennes, navales et terrestres déjà en place seront élargies indéfiniment, a ajouté M. Rasmussen, dans le cadre de mesures de préparation qui comprennent aussi une amélioration des échanges de renseignements et davantage de manoeuvres militaires de courte durée.

Moscou a rapidement accusé l'OTAN de chercher à profiter de la crise ukrainienne pour rapprocher ses forces de la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué, par voie de communiqué, qu'il étudie les annonces de l'OTAN, tout en prévenant que les intentions de l'Alliance d'organiser des manoeuvres conjointes en Ukraine, plus tard cette année, «aggraveront inévitablement les tensions, mettront en péril les progrès réalisés dans le processus de paix en Ukraine et exacerberont les divisions au sein de la société ukrainienne».

Ciblant une autre grande crise internationale, M. Rasmussen a dit que l'OTAN «est prête» à aider l'Irak à combattre un violent groupe militant, tout en soulignant que le gouvernement irakien n'a encore rien demandé.

Le président américain Barack Obama et le premier ministre britannique David Cameron pressent les autres membres de l'OTAN — dont le Canada — de se joindre à une coalition qui s'attaquera aux militants de l'État islamique.

Les leaders de l'OTAN ont aussi amplement discuté de la crise ukrainienne. Les membres de l'Alliance en Europe centrale et de l'Est s'inquiètent de voir le Kremlin tenter de s'approprier une partie de leur territoire.

M. Rasmussen a expliqué que la nouvelle force dotera l'OTAN d'une «présence continue» en Europe de l'Est, et que les membres de l'Alliance fourniront des hommes en rotation. Aucune décision finale n'a été prise concernant l'endroit où les troupes seront basées, mais M. Rasmussen a révélé que la Pologne, la Roumanie et les pays baltes se sont déclarés intéressés à les héberger.

«Nous devons être en mesure d'agir plus rapidement», a dit M. Cameron.

Témoignant de nouveau de sa détermination à protéger ses membres en Europe de l'Est, l'OTAN a fait savoir que son prochain sommet, en 2016, se déroulera à Varsovie, en Pologne.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a quant à lui profité du sommet pour rencontrer, vendredi, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense du Royaume-Uni, de la France, de l'Australie et de six autres pays pour discuter d'une stratégie commune face au groupe militant État islamique.

M. Kerry souhaite former une coalition de dix partenaires, dont le Canada, et être en mesure de proposer des mesures concrètes dans deux semaines, lors de l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies.

Le président américain Barack Obama et M. Cameron doivent de leur côté rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter du même problème, puisque la Turquie est une puissance régionale de première importance. M. Obama a aussi rencontré, vendredi matin, le président français François Hollande.

M. Rasmussen a laissé entendre que l'OTAN n'est pas sur le point de frapper militairement l'État islamique en Irak, mais il a déclaré que l'Alliance pourrait participer dans ce pays à une mission de développement des défenses.

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