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De passage au TIFF, Al Pacino revient sur les débuts de sa carrière au cinéma

04/09/2014 05:12 EDT | Actualisé 04/11/2014 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
Al Pacino and Lucila Sola arrive for the screening of the movie 'Manglehorn' at the 71st edition of the Venice Film Festival in Venice, Italy, Saturday, Aug. 30, 2014. (AP Photo/Andrew Medichini)

TORONTO - Al Pacino a rapidement su qu'il deviendrait célèbre. Interrogé quant à savoir s'il pensait que son succès serait improbable à ses débuts, l'acteur oscarisé a répondu, devant une foule réunie à Toronto, qu'il s'était toujours attendu à devenir une vedette du cinéma.

«J'ai toujours pensé que je le serais, désolé», a-t-il répondu sans jamais paraître démonté, mercredi soir, au cours d'une conversation sur scène durant la soirée de gala du Festival international du film de Toronto (TIFF).

«Lorsque votre enseignant de huitième année vient voir votre grand-mère, en grimpant six étages pour y parvenir, et lui dit "surveillez cet enfant et continuez de le faire jouer des rôles", vous gagnez un peu confiance en vous.»

Mais alors que Pacino, 74 ans, dit n'avoir jamais douté de son désir d'être acteur, il est rendu à un point de sa carrière où il choisit ses projets de façon un peu plus minutieuse. «Je découvre désormais que je ne suis intéressé que par ce qui vient refléter ce que je suis, et l'endroit où j'en suis dans ma vie», a-t-il dit.

Les deux plus récents films de l'acteur — tous deux projetés au TIFF, «The Humbling» et «Manglehorn» — correspondent à ces critères, dit-il.

Dans le premier, Pacino joue un acteur vieillissant dont la vie retrouve du piquant lorsqu'il entame une liaison avec une femme plus jeune, tandis que «Manglehorn» le fait interpréter un homme au coeur brisé qui tente de repartir à neuf avec l'aide d'un nouvel ami.

«"The Humbling" était plus ou moins un sujet qui me touchait de près, et je sentais que "Manglehorn" me mettait au défi de faire quelque chose de différent», a lancé l'acteur, en ajoutant que les deux films lui avaient permis de travailler avec d'excellents réalisateurs. «Si vous avez un bon scénario et un très bon réalisateur, alors tout ira bien.»

Al Pacino, connu pour ses rôles explosifs dans «Scarface» et «Le Parrain», entre autres, soutient que ses «grosses émotions» lui ont permis de garder le cap.

«Parfois nous allons trop haut, émotionnellement parlant, parfois nous allons trop bas, parfois nous attrapons le juste milieu et voilà que surviennent les explosions», a-t-il illustré. Certaines de ces émotions ont semblé remonter à la surface, mercredi soir, quand Pacino s'est exprimé sur sa relation avec son père souvent absent.

«Mon père se présentait quelques fois. C'était un homme que je ne connaissais pas beaucoup. Ce n'est pas facile pour un enfant, et ce n'était pas facile pour lui, a-t-il dit. C'est très personnel, dans quoi nous embarquons-nous ici?»

Lorsque la conversation est revenue à sa carrière, l'acteur, qui a fait ses débuts au théâtre, a imputé plusieurs fois son talent à son temps passé sur les planches. «Le théâtre a été ma sirène. J'ai commencé au théâtre, alors j'y retournais toujours pour m'y sentir chez moi, je crois, et me sentir connecté à quelque chose.»

S'il ne se considère pas comme un «vrai» réalisateur, Pacino, qui a tourné ses propres films, a ajouté que l'un de ses rêves serait d'adapter une pièce au grand écran.

Le TIFF se poursuit jusqu'au 14 septembre.

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