POLITIQUE

Souveraineté: Jacques Parizeau plaide en faveur de Jean-Martin Aussant

03/09/2014 03:12 EDT | Actualisé 03/09/2014 03:12 EDT
CP

L’ancien premier ministre du Québec Jacques Parizeau, s’est exprimé au micro de Paul Arcand mercredi matin sur les évènements entourant le référendum de 1995. Il a aussi avoué sa «profonde admiration» pour le fondateur d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, peut-être le seul qui possède «l’art de mobiliser» les jeunes autour de la souveraineté.

Dans une longue entrevue de 27 minutes, l’ancien premier ministre et chef du camp du Oui lors du dernier référendum a été invité à réagir à la sortie du livre de Chantal Hébert et de Jean Lapierre intitulé : Confessions post-référendaires, ainsi qu’aux récentes déclarations de Lucien Bouchard formulées dans le documentaire Nation.

Selon l’ancien chef d’État, si le Oui gagnait le soir du référendum, «le plan de match était clairement établi.»

«En 1994, je passais mon temps à dire : si vous nous élisez, il va avoir un référendum dans les prochains mois, a-t-il rappelé. C’est tout à fait clair que nous étions prêts. […] Un référendum, ça autorise le gouvernement a faire quelque chose. »

Pour Jacques Parizeau, «la pièce majeure» du référendum de 1995 a été «l’entente de partenariat signée par les trois chefs» le 12 juin soit : Lucien Bouchard pour le Bloc québécois, Mario Dumont pour l’Action démocratique et lui, à titre de chef du Parti québécois.

Dans cette entente, qui tenait sur six pages, se trouvait l’ensemble des termes à négocier avec Ottawa à la suite d’une victoire du Oui, dit-il. Lucien Bouchard aurait eu, à titre de négociateur en chef, «à réaliser est l’entente du 12 juin», rappelle M. Parizeau.

L’ancien chef péquiste a précisé avoir opté pour Lucien Bouchard pour ce mandat parce qu’il ne se trouvait pas «crédible comme négociateur. » Il également avoué avoir laissé une place importante à l’ancien chef bloquiste dans la campagne du Oui «parce que Lucien Bouchard était plus populaire à l’époque.»

«Il est clair, je le sais depuis longtemps, que je fais de la politique parce que je veux réaliser la souveraineté du Québec depuis 1969. […] Certains disent que je suis technocrate sans âme», a-t-il ironisé.

Jacques Parizeau a également avoué qu’il savait que «dès le départ» que Lucien Bouchard «avait l’intuition qu’on devrait faire un dernier geste envers le gouvernement fédéral».

La souveraineté par les jeunes

Même s’il constate que «les choses ont bien changé depuis 1995», il pense néanmoins que la souveraineté est encore possible si les jeunes adhèrent au projet de pays. «Depuis longtemps maintenant, c’est comme si les dirigeants du Parti québécois craignaient ce qui est la raison d’être de leur parti : la souveraineté du Québec», déplore-t-il.

À ce sujet, il a rappelé l’engagement des jeunes du Forum jeunesse du Bloc québécois envers le chef actuel, Mario Beaulieu.

Dans le même sens, il a rappelé comment l’ancien chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, avait réussi à mobiliser 6 000 personnes – surtout des jeunes - lors de la campagne électorale de 2012. M. Parizeau a réitéré sa profonde admiration envers le travail de celui-ci, tout en laissant entendre qu’il serait le candidat de son choix pour l’avenir du mouvement souverainiste.

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