POLITIQUE

La CAQ veut ravir des sièges au PQ (VIDÉO)

03/09/2014 01:16 EDT | Actualisé 03/09/2014 08:39 EDT

SAGUENAY - La Coalition avenir Québec entend profiter de la faiblesse actuelle du PQ, sans chef depuis le départ de Pauline Marois, pour lui ravir des sièges dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La CAQ tient mercredi et jeudi son caucus présessionnel à Saguenay, dans la circonscription du chef intérimaire du PQ, Stéphane Bédard. La région est également le fief de Sylvain Gaudreault et d'Alexandre Cloutier.

«Moi, de façon très réaliste, je veux prendre les comtés du Parti québécois ici», a dit François Legault en conférence de presse mercredi matin.

Le chef de la CAQ affirme que son parti pourrait remplacer le PQ dans la dualité traditionnelle entre «rouges et bleus». La CAQ est «un parti nationaliste moderne», a-t-il argué.

D'ailleurs, son parti lance une grande offensive de charme envers les régions du Québec. Depuis sa fondation en 2012, le parti a surtout fait des gains dans la banlieue montréalaise et à Québec.

Pour ce faire, François Legault a mandaté son député de Johnson, André Lamontagne. Celui-ci entamera une tournée du Québec pour établir la plateforme économique de la CAQ dans les régions-ressources.

Jusqu'ici, le parti de François Legault a surtout axé ses propositions économiques sur la vallée du Saint-Laurent, avec sa proposition de Projet Saint-Laurent.

Le chef caquiste a aussi reconnu mercredi que son opposition à un projet de cimenterie en Gaspésie, à la filière éolienne et aux minicentrales hydroélectriques relancées par les libéraux a nui à son parti dans les régions.

Pour relancer l'économie régionnale, le chef de la CAQ a évoqué un «New Deal», à l'image des grandes réformes lancées par le président américain Franklin Roosevelt après le krach boursier de 1929.

Sans détailler ce «New Deal», François Legault a expliqué qu'il ferait appel à Investissement Québec pour soutenir les entreprises «qui ont des chances réalistes d'être rentables».

«La situation est assez grave pour qu'on ait une espèce de New Deal, a-t-il dit. Maintenant, le New Deal doit être avec les entrepreneurs. Et là il nous manque d'information, c'est combien d'entrepreneurs au Saguenay qui n'ont pas reçu l'aide qu'ils auraient pu recevoir, même chose en Gaspésie.»

Les porte-parole de M. Legault ont par la suite expliqué que ce «New Deal» ne vise toutefois pas à augmenter les sommes qu'Investissement Québec consacre en région. M. Legault croit qu'il est possible pour l'agence gouvernementale d'intervenir d'une manière profitable pour les contribuables, contrairement à ce que ses adversaires ont mis de l'avant avec l'éolien, les mini-centrales et la cimenterie gaspésienne.

Deltell chez les conservateurs?

Alors que des rumeurs affirment que les conservateurs fédéraux courtisent des députés caquistes en vue des prochaines élections fédérales, M. Legault a affirmé qu'il souhaite les garder dans son équipe afin de former le prochain gouvernement. «Je veux les garder et je suis très certain que je vais les garder, et même celui qui a quitté, je souhaite qu'il revienne», a-t-il répondu en anglais.

Courtisé par les conservateurs, le député caquiste Gérard Deltell a affirmé avant la réunion qu'il a toujours l'intention de se présenter pour la CAQ aux prochaines élections. «Les députés de la CAQ sont extrêmement bien établis, bien implantés dans leur circonscription, a-t-il dit. On n'a pas eu de vague, on s'est fait élire justement parce qu'on avait des propositions qui étaient audacieuses, mais réalistes et responsables. Alors oui, on a prouvé que les députés de la coalition sont d'excellents députés, et on va continuer à le prouver.»

Avec PC

Caucus présessionnel de la CAQ