POLITIQUE

«L'homme des beaux risques» de Guy Gendron: lancement de la biographie de Brian Mulroney au Ritz-Carlton (PHOTOS)

03/09/2014 10:28 EDT | Actualisé 03/09/2014 10:47 EDT
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Le gratin politique et journalistique s’est donné rendez-vous à l'hôtel Ritz-Carlton de Montréal, mercredi, pour le lancement de la biographie non-officielle de l’ancien premier ministre Brian Mulroney.

Le journaliste Guy Gendron, qui a également réalisé la série documentaire en quatre volets de Radio-Canada, en avait tellement à dire sur la vie du «p’tit gars de Baie-Comeau» qu’il se voyait dans l’obligation d’écrire L’homme des beaux risques.

«C’est un bon titre, parce que c’est un homme qui acceptait de payer le prix du risque, et le prix de l’impopularité pour pouvoir faire des changements auxquels il croyait beaucoup pour le Canada», souligne Jean Charest, qui a été ministre dans le cabinet Mulroney.

Le principal intéressé a quant à lui pensé que le documentaire était «excellent». «Il n’y a rien qui ait été caché, des hauts et des bas, des succès et des défauts. C’était un portrait fidèle, je pense», a commenté Brian Mulroney.

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Lancement de la biographie de Brian Mulroney

Le réconciliateur

À 19 ans seulement, Brian Mulroney écrivait déjà sur la réconciliation nationale dans son mémoire de science politique. «Je ne me doutais pas à quel point ça lui venait de loin, la vocation qu’il s’était donné de réconcilier le Québec avec le Canada», s’est étonné Guy Gendron.

Enfant, le petit Brian allait à l’école française sans être francophone, tout en étant «anglais» sans être protestant. Il allait donc d’un groupe à l’autre, en créant des ponts entre chaque communauté.

«C’est un réconciliateur. Il l’a fait comme enfant, il l’a fait comme adulte, il l’a fait comme premier ministre par la suite. C’est un talent naturel chez lui.»

Jean Charest parle d’un «passage obligatoire» pour Brian Mulroney, qui voulait un pays où chacun pouvait se sentir chez soi. «Il voulait que le Canada soit un pays qui pouvait aller au bout de son potentiel. Il a accepté les plus grands risques qui accompagnait cette mission qu’il s’était fixé», ajoute-t-il.

Un grand risque qui ne s’est pas fait sans heurts, puisque l’échec de l’accord du Lac Meech hante encore l’actuel président du conseil d’administration de Québecor, qui repense à cette période sombre de sa vie à tous les jours, explique Guy Gendron.

L’environnementaliste

Loin de jouer les belles-mères, Brian Mulroney se permet tout de même de critiquer l’actuel chef conservateur, qui en fait trop peu pour l’environnement, selon lui.

«J’aurais souhaité que M. Harper, qui a quand même un bon dossier dans plusieurs domaines, en fasse davantage dans le domaine de l’environnement. Je trouve que c’est négligé un peu», dit-il du bout des lèvres.