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Écosse: l'option indépendantiste a le vent dans les voiles

02/09/2014 09:58 EDT | Actualisé 02/09/2014 09:58 EDT
Jeff J Mitchell via Getty Images
FENWICK, SCOTLAND - AUGUST 26: Yes campaign placards are placed in a field on August 26, 2014 in Fenwick, Scotland. In less than a month voters will go to the polls to vote yes or no on whether Scotland should become an independent country. (Photo by Jeff J Mitchell/Getty Images)

Les partisans de l'indépendance de l'Écosse ont le vent en poupe à 17 jours du référendum sur l'autodétermination de la province du Royaume-Uni. Les derniers sondages indiquent une remontée de 6 points de pourcentage de l'option du « Oui » ramenant les deux camps au coude à coude.

Le « Non » demeure en avance avec 53 % des intentions de vote, selon un sondage réalisé pour les journaux The Sun et The Times, mais le camp du « Oui » recueille maintenant 47 % des voix après répartition des indécis.

L'institut Survation avait signalé la remontée de l'option indépendantiste, dans un sondage publié vendredi dernier, indiquant que l'option recueillait désormais 47 % des voix. Le sondage avait toutefois été accueilli avec prudence en raison du changement spectaculaire qu'il suggérait - les sondages accordaient jusque-là une moyenne de 12 points d'avance au camp du « Non » - et à cause de la tendance optimiste de la maison de sondage en faveur de l'indépendance.

La publication d'un sondage YouGov, confirmant les résultats de Survation, a toutefois revigoré les troupes indépendantistes. Le politologue Gerry Hassan souligne que YouGov - « l'un de ceux qui ont toujours avantagé le non », soutient-il - donnait une avance de 14 points aux partisans de l'union à la mi-août.

L'avance du « Non » a ainsi fondu de 22 à 6 points depuis le début du mois d'août.

Le momentum change de camp

« C'est à la fois une surprise et, pour le camp du non, au moins un choc », estime le professeur en sciences politiques de l'Université de Strathclyde John Curtice.

« Il ne faut, bien sûr, pas tirer de conclusions excessives d'un sondage et on attend toujours le premier sondage qui placerait le oui en tête, poursuit-il. Mais il semble y avoir peu de doute sur le fait que ce sondage va électriser la campagne », ajoute l'universitaire sur son blogue.

La victoire du premier ministre écossais Alex Salmond, champion de la cause indépendantiste, sur son rival unioniste, Alistair Darling, lors du dernier débat télévisé du 25 août dernier, a insufflé une nouvelle dynamique à la campagne référendaire.

M. Curtice identifie quatre raisons à la remontée de l'option indépendantiste :

  • Une percée chez les classes défavorisées
  • Des arguments qui portent sur l'économie
  • Une réponse aux incertitudes sur la monnaie
  • Une réponse aux inquiétudes sur le système de santé publique

Le chroniqueur politique du Times Magnus Linklater souligne l'enthousiasme qui règne dans le camp du « Oui ». « L'atmosphère, dit-il, est électrique à travers l'Écosse, explique-t-il. Des jeunes de 16 ou 17 ans, dotés du droit de vote, aux retraités, qui prennent conscience qu'ils vont faire le choix politique de leur vie, le débat sur l'indépendance est devenu incandescent. Le camp du oui a profité de cet état d'esprit pour réduire son retard dans des proportions inédites. »

Une victoire de l'option indépendantiste demeure toutefois improbable, selon Gerry Hassan. « Il faudrait une participation record et que le camp du non continue à marquer des buts contre son camp », estime l'analyste. Un résultat serré permettrait toutefois aux indépendantistes « de prendre date pour organiser un nouveau référendum dans les dix ans et l'emporter cette fois ».

Le référendum d'autodétermination de l'Écosse se tiendra le 18 septembre prochain.


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