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Irak: la ville d'Amerli est réapprovisionnée après un siège de deux mois

01/09/2014 08:33 EDT | Actualisé 01/11/2014 05:12 EDT
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BAGDAD - Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a facilement accepté lundi la requête du gouvernement irakien, qui demandait la tenue d'une enquête sur des crimes qui auraient été perpétrés par l'État islamique contre des populations civiles dans le nord, l'est et le nord-est du pays.

Les diplomates ont accepté à l'unanimité la création d'une mission onusienne de 1,2 million $ US, au terme d'une rencontre des 47 membres du conseil, à Genève. La réunion de lundi portait spécifiquement sur l'État islamique et la menace qu'il représente.

L'enquête serait menée par des employés de l'ONU et non par des experts indépendants. Un rapport est attendu en mars.

«Nous affrontons un monstre terroriste», a déclaré un peu avant le vote le ministre irakien des droits de la personne, Mohammed Shia al Sudani.

Il a dit que son pays a besoin de l'aide de la planète puisque l'État islamique n'est «pas un phénomène irakien, c'est une organisation transnationale qui représente un danger immédiat pour tous les pays du monde».

«Leur mouvement doit être stoppé. Leurs actifs devraient être gelés et confisqués. Leurs capacités militaires doivent être anéanties», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la ville turkmène d'Amerli, dans le nord de l'Irak, a finalement été réapprovisionnée lundi, après que les forces irakiennes et des milices chiites aient brisé le siège imposé depuis deux mois par l'État islamique.

Le directeur d'une organisation caritative turkmène, Ali al-Bayati, a dit que quatre camions chargés de vivres, de médicaments et de fruits sont arrivés à Amerli. L'aide avait été envoyée par le gouvernement irakien et par le Croissant-Rouge. Des soldats ont commencé à distribuer des vivres de maison en maison dimanche soir.

M. al-Bayati a indiqué à l'Associated Press que la situation revient lentement à la normale. Les gens recommencent à sortir de chez eux mais les commerces demeurent fermés, a-t-il dit.

Quelque 15 000 turkmènes chiites étaient coincés à Amerli depuis que les militants d'État islamique avaient imposé le siège de la ville, il y a deux mois.

Les Nations unies ont enfin indiqué, lundi, que 1420 Irakiens, dont 1265 civils, ont été tués lors de violences en août. On recensait 1737 morts en juillet et 2400 en juin.