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Vladimir Poutine intervient en faveur de soldats ukrainiens encerclés

29/08/2014 08:43 EDT | Actualisé 29/10/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
A camouflaged pro-Russian tank seen in the town of Novoazovsk, in eastern Ukraine, Friday, Aug. 29, 2014. In Novoazovsk, pro Russian rebel fighters looked to be in firm control, well-equipped and relaxed. At least half a dozen tanks were seen on roads around the town, although the total number at the rebels’ disposal is believed to be much greater. Novoazovsk fell swiftly to the rebels Wednesday after being pounded by shelling.(AP Photo/Sergei Grits)

Le chef séparatiste ukrainien Alexander Zakhartchenko affirme être disposé à ouvrir un « corridor humanitaire » pour permettre l'évacuation de soldats ukrainiens encerclés par les rebelles dans l'est de l'Ukraine.

Vladimir Poutine avait lui-même demandé hier aux insurgés d'établir un tel corridor pour éviter, selon un communiqué du Kremlin, « des pertes de vie inutiles ».

Le président Poutine demande aussi aux rebelles de fournir une aide médicale aux soldats blessés.

« Nous sommes prêts à ouvrir un corridor humanitaire », a déclaré le premier ministre de la République autoproclamée de Donetsk, Alexander Zakhartchenko, à la chaîne de télévision Russie 24.

Il a ajouté que les soldats ukrainiens devraient abandonner leurs véhicules blindés et leurs munitions.

Les autorités de Kiev, qui accusent la Russie d'avoir lancé une « invasion » en envoyant des soldats et des blindés russes conquérir la ville de Novoazovsk, dans le sud-est de l'Ukraine, ont qualifié l'épisode du corridor de preuve que les rebelles sont aux ordres de Moscou.

L'appel de Vladimir Poutine montre que « ces gens [les séparatistes] sont dirigés et directement contrôlés par le Kremlin », a estimé aujourd'hui l'armée ukrainienne dans un communiqué.

Les troupes ukrainiennes se sont retrouvées coincées dans la ville de Novoazovsk, tombée aux mains des séparatistes hier.

L'Ukraine et l'Occident accusent la Russie d'avoir envoyé des troupes en Ukraine pour soutenir les séparatistes.

L'Ukraine veut adhérer à l'OTAN

Tandis que le premier ministre ukrainien annonce que son gouvernement demandera au parlement de lancer les procédures d'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), le secrétaire général de l'alliance politico-militaire se dit ouvert à l'idée que l'Ukraine devienne membre.

Lors d'une réunion d'urgence des ambassadeurs des pays membres, à Bruxelles, le secrétaire général de l'OTAN a affirmé respecter les choix de l'Ukraine et rappelé la décision de l'Alliance, en 2008, qui approuvait une éventuelle adhésion de l'Ukraine.

Faisant allusion aux pressions qu'exerce la Russie sur l'Ukraine pour l'empêcher de se joindre à l'Union européenne et éventuellement à l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen a expliqué que chaque pays a « le droit de décider lui-même, sans ingérence de l'extérieur » de ses choix d'alliances.

Le secrétaire général de l'OTAN a par conséquent exhorté la Russie à « cesser ses actions militaires illégales en Ukraine » et dénoncé « une grave escalade de l'agression militaire russe ».

Fidèle à la position qu'elle tient depuis le début dans cette crise, la Russie a une nouvelle fois nié, par la voix de son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, toute intervention militaire russe en Ukraine.

Kiev prête à engager les procédures d'adhésion

Cette ouverture affichée par l'OTAN à une éventuelle candidature de l'Ukraine survient quelques heures après que le premier ministre de l'Ukraine, Arseni Iatseniouk, eut annoncé que son gouvernement allait demander au Parlement de quitter le bloc des pays non-alignés et lancer les procédures d'adhésion du pays à l'OTAN. Le premier ministre ukrainien a ajouté que son principal objectif est que son pays adhère à l'Union européenne.

Jeudi, l'Ukraine a lancé un appel à ses alliés pour l'aider à repousser les forces russes et les insurgés qui ont ouvert un deuxième front dans l'est de l'Ukraine, en bordure de la mer d'Azov, à la suite de l'incursion de milliers de soldats russes dans le sud du pays pour prêter main-forte aux insurgés et ouvrir un éventuel passage terrestre vers la péninsule de Crimée, annexée au printemps par la Russie. 

La Roumanie réclame des armes pour l'Ukraine

Par ailleurs, la Roumanie, qui est membre de l'OTAN et voisine de l'Ukraine, a demandé que les pays membres de l'OTAN et l'Union européenne fournissent des armes au gouvernement ukrainien pour l'aider à combattre les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine.

Dénonçant « l'agression de la Russie » contre l'Ukraine, le président roumain Traian Basescu a réclamé un durcissement des sanctions internationales contre Moscou.

« Ma position au conseil européen de demain (samedi, NDLR) visera le soutien de l'Ukraine avec de l'armement pour qu'elle puisse faire face à l'agression de la Russie », a déclaré le président Basescu.

Selon lui, la Russie « entretient, alimente et construit » le conflit en Ukraine. « La Russie invente tout pour déstabiliser ce pays », a poursuivi le président roumain.

Participation active du Canada

Le Canada a pour sa part annoncé qu'il serait partie prenante de la réponse de l'OTAN à l'incursion russe en Ukraine et qu'il allait envoyer des avions de chasse patrouiller dans l'espace aérien limitrophe de la Russie, dès la semaine prochaine.

Au moins quatre des six chasseurs canadiens CF-18 qui doivent participer à l'opération sont déjà sur une base militaire en Lituanie.

Le bilan approche les 2600 morts

Les combats entre les forces gouvernementales ukrainiennes et les rebelles séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont fait 2593 morts depuis le mois d'avril, selon les derniers chiffres communiqués par un responsable des Nations unies.

Le bilan s'élève même à près de 3000 morts si l'on inclut les 298 victimes de l'écrasement du vol MH17 de Malaysia Airlines.


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