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Syrie/Irak: "Assad ne peut pas être un partenaire de la lutte contre le terrorisme" (Hollande)

28/08/2014 03:35 EDT | Actualisé 27/10/2014 05:12 EDT

Le président François Hollande a affirmé jeudi que Bachar Al-Assad "ne peut pas être un partenaire de la lutte contre le terrorisme" en Syrie et en Irak, où les jihadistes de l'Etat islamique contrôlent plusieurs régions.

"Le conflit (syrien) a débordé en Irak, pays déjà soumis aux divisions, aux conflits inter-religieux et à l'instabilité, si bien que l'Etat islamique s'est engouffré dans la brèche, parce que le terrorisme se nourrit toujours du chaos", a rappelé le président français, lors d'un discours annuel devant les ambassadeurs français, qui fixe les grandes lignes de sa diplomatie.

"Ce groupe menace aussi bien Bagdad que le Kurdistan irakien, il s'en prend aux minorités, les chrétiens d'Irak, les Yazidis et d'autres", a-t-il ajouté, rappelant que la France avait livré des armes "aux forces engagées en première ligne contre l'Etat islamique".

"Une large alliance est nécessaire mais que les choses soient claires : Bachar al-Assad ne peut pas être un partenaire de la lutte contre le terrorisme, c'est l'allié objectif des jihadistes", a souligné François Hollande.

L'Etat islamique, qui est apparu en Syrie à la faveur de la guerre civile entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad, a proclamé fin juin un "califat" sur les régions qu'il contrôle en Syrie et en Irak, où il a lancé le 9 juin une offensive d'envergure au nord de Bagdad.

Le régime de Damas s'est dit prêt à coopérer avec Washington, qui a mené une centaine de frappes aériennes contre l'Etat islamique en Irak, mais a souligné que toute frappe sur son territoire devait se faire en coopération avec lui.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi soir qu'ils allaient effectuer des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie en vue d'éventuelles frappes aériennes contre les jihadistes, même si le président Barack Obama n'a encore pris aucune décision à ce sujet.

En Syrie, les Occidentaux et certains pays arabes du Golfe soutiennent l'opposition dite modérée, à la fois contre les forces du régime et contre celles des jihadistes.

François Hollande a aussi rappelé avoir proposé de réunir "dès lors que le gouvernement irakien aura été constitué" une conférence internationale à Paris "pour organiser la coordination de l'action internationale contre l'Etat islamique, sur les plans humanitaire, sécuritaire mais aussi militaire".

cf-swi/thm/prh/ml

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