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RDC: un général ex-rebelle jugé pour des faits qui remontent à dix ans

28/08/2014 02:15 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT

Un général de l'armée congolaise, ancien rebelle, a comparu devant la justice jeudi à Kinshasa pour répondre de crimes de guerre, notamment des viols, commis il y a dix ans et plus dans le nod-est de la République démocratique du Congo.

Devant la haute cour militaire de Kinshasa, l'accusé, le général Jérôme Kakwavu, a clamé son innocence et demandé un jugement équitable face à ce qu'il a qualifié "d'acharnement" des avocats des victimes.

Le général Kakwavu, 49 ans, est l'ancien chef d'un mouvement rebelle de l'Ituri (district de la Province-Orientale jouxtant l'Ouganda) ayant intégré l'armée régulière en 2004 en tant qu'officier général à la suite d'un accord avec les autorités. Il est accusé pour des viols commis par ses combattants et d'autres qu'il aurait lui même commis. Le ministère public a requis contre lui huit ans de prison ferme

Son procès avait commencé en 2011 à la suite de pressions internationales et pourrait s'achever en septembre.

Le général Kakwavu fait partie d'un groupe de cinq officiers de l'armée accusés de graves violations des droits de l'homme dont l'ONU avait demandé en 2009 le déferrement en justice aux autorités congolaises.

"Nous sommes confiants et croyons que le tribunal rendra justice aux victimes afin de mettre fin à l'impunité", a déclaré à l'AFP Me Théodore Mukendi, un des avocats de la dizaine de victimes concernées.

Un des officiers figurant sur le liste de l'ONU de 2009, le colonel Bedi Engangela est actuellement jugé à Kalehe dans le Sud-Kivu, pour crimes contre l'humanité, notamment le viol de plusieurs femmes.

L'ONU estime d'une manière générale que la RDC enregistre de légers progrès dans la lutte contre les violences sexuelles, mais que les auteurs de ces violences bénéficient encore beaucoup trop souvent de l'impunité, surtout s'ils appartiennent aux forces de l'ordre.

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