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Golan/Syrie: 43 Casques bleus détenus par un groupe armé (ONU)

28/08/2014 10:43 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT

Quarante-trois Casques bleus de l'ONU sont détenus depuis plusieurs heures par un "groupe armé" sur le plateau du Golan et 81 autres sont bloqués dans deux localités de cette région, a indiqué jeudi l'ONU.

Les 43 soldats sont originaires de Fidji tandis que les autres appartiennent au contingent philippin, a précisé le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

Dans une déclaration unanime de ses 15 membres, le Conseil de sécurité a "fermement condamné" ces incidents. Il les a attribués à "des groupes désignés par le Conseil de sécurité comme terroristes et à des membres de groupes armés non-étatiques", sans autres précisions.

Celui-ci a "exigé la libération immédiate et sans conditions" des Casques bleus et a demandé aux "pays qui peuvent exercer une influence" sur les ravisseurs d'exercer une "forte" pression.

Les Casques bleus fidjiens, membres de la force chargée de surveiller le cessez-le-feu entre Israël et la Syrie sur le Golan, ont été capturés à la suite de violents combats entre l'armée syrienne et des groupes armés syriens d'opposition, a précisé Stéphane Dujarric.

L'incident s'est produit près de Quneitra, dans la zone de désengagement délimitée en 1974, où patrouille depuis lors la Force de l'ONU chargée de l'observation du désengagement (UNDOF) entre la Syrie et Israël.

Israël occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan, qu'il a annexés, une décision que n'a jamais reconnue la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

A deux reprises déjà des membres de la Force de l'ONU, dont des Philippins, avaient été pris en otages par des opposants syriens armés dans cette région. L'ONU avait ensuite renforcé les positions et l'armement de ses Casques bleus.

Lors des précédents incidents en mars et en mai 2013, les Casques bleus avaient été relâchés au bout de quelques jours sains et saufs. "Aucune rançon n'avait été demandée ni payée" à cette occasion, a précisé M. Dujarric.

En plus de la détention de 43 membres de l'UNDOF, 81 autres Casques bleus sont "empêchés de quitter leurs positions" près de deux autres localités du Golan, Al-Ruwayhina et Burayqah, a ajouté M. Dujarric.

"L'ONU fait tous les efforts nécessaires pour obtenir la libération des Casques bleus détenus et restaurer la liberté de mouvement des membres de la Force dans toute sa zone d'opération", a-t-il affirmé.

Il n'a pas précisé l'identité du groupe armé responsable et a souligné que l'ONU ne considérait pas pour l'instant les Casques bleus détenus comme des "otages".

Les Casques bleus fidjiens détenus se trouvent maintenant "dans la partie sud" de la zone de séparation et l'ONU multiplie les contacts sur le terrain et avec les pays voisins et les pays qui contribuent des troupes à l'UNDOF pour les faire libérer, a-t-il indiqué.

Des rebelles syriens, dont des membres du Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, avaient attaqué mercredi les forces syriennes au point de passage entre la partie syrienne du Golan et la partie du plateau occupée par Israël.

Le Front al-Nosra est sous le coup de sanctions internationales décrétées par le Conseil de sécurité.

Israël a fermé cette zone autour de Quneitra après qu'un soldat et un civil ont été blessés mercredi par des tirs d'obus lors de cette attaque.

L'UNDOF compte actuellement 1.223 hommes de six pays (Inde, Fidji, Philippines, Irlande, Pays-Bas, Népal). Son mandat vient d'être renouvelé pour six mois, jusqu'au 31 décembre 2014, par le Conseil de sécurité.

Le gouvernement philippin avait annoncé samedi dernier son intention de retirer du Golan son contingent de 331 soldats en octobre pour des raisons de sécurité.

A Manille, un porte-parole militaire philippin a précisé que les Fidjiens avaient dû abandonner leurs armes à leurs ravisseurs mais que les Casques bleus philippins leur "avaient tenu tête" et avaient refusé de faire de même "pour ne pas être pris en otages".

avz/gde

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