NOUVELLES

Embargo russe: Bruxelles étend ses aides à certains produits laitiers

28/08/2014 06:20 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT

La Commission européenne a annoncé jeudi de nouvelles mesures de soutien visant cette fois certains produits laitiers, pour aider les producteurs touchés par l'embargo russe sur les produits alimentaires européens.

Elles concernent le beurre, le lait en poudre et certains fromages. Elles font suite à des mesures de soutien au marché annoncées ces dernières semaines pour un certain nombre de fruits et légumes.

La Commission n'a pas précisé le montant de cette nouvelle aide, mais il devrait s'élever entre 10 et 20 millions d'euros en fonction du nombre de fromages concernés, selon une source proche du dossier.

"Les prix observés sur le marché européen des produits laitiers montrent que l'embargo russe commence à avoir un impact sur ce secteur. Dans un certain nombre de pays membres, on observe une baisse de revenus à l'exportation et il faut trouver de nouveaux débouchés", a expliqué dans un communiqué le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos.

"Le secteur européen des produits laitiers a besoin de temps pour s'adapter", d'où les mesures de soutien mises en place. La Commission européenne contribuera au financement du stockage temporaire des produits concernés, pour une durée comprise entre 90 et 210 jours.

Ce dispositif est prévu dans le cadre de la PAC (Politique agricole commune), mais ne concerne pas le fromage. Or, les exportations de fromage européen vers la Russie ont représenté un montant d'un milliard d'euros l'an dernier, sur un total de 2,3 milliards pour l'ensemble des produits laitiers.

La Commission a donc décidé de prendre des mesures similaires à celles prévues par la PAC pour les fromages les plus exportés vers la Russie, principalement depuis les Pays-Bas, la Lituanie, la Finlande, la Pologne, le Danemark, l'Allemagne, l'Italie, la France et la Lettonie.

Elle avait déjà annoncé la mise en place de dispositifs d'aide aux secteurs touchés par l'embargo russe, d'abord concernant les pêches et nectarines pour un coût de 32,7 millions d'euros, puis toute une série d'autres fruits et légumes pour un montant de 125 millions d'euros, sous forme de retraits indemnisés de produits du marché.

Dans le cas des produits laitiers, le dispositif est différent puisque les produits resteront disponibles à la vente à l'issue de la période de stockage.

Les mesures annoncées jeudi devraient être approuvées sans difficulté la semaine prochaine par le Conseil, représentant les Etats. M. Ciolos a précisé que "d'autres mesures suivraient si nécessaire".

cel/jlb/fw

PLUS:hp