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US Open - Alerte aux crampes!

27/08/2014 10:53 EDT | Actualisé 27/10/2014 05:12 EDT

La chaleur qui sévit actuellement sur Flushing Meadows fait la joie des organisateurs et spectateurs de l'US Open, un peu moins celle des joueurs confrontés notamment au risque de crampes.

L'image de la 3e journée de l'US Open 2014 n'est pas l'élimination de la 4e mondiale Agnieszka Radwanska ou encore le succès aisé de l'inusable Venus Williams mercredi dans la soirée.

C'est celle de l'Américain Steve Johnson, perclu de crampes, les mains tétanisés et incapable de tenir sa raquette qui a été obligé d'abandonner son match du 1er tour alors qu'il menait deux sets à un face au Japonais Tatsuma Ito.

"J'ai déjà eu des crampes avant, mais là, elles sont venues de nulle part, il n'y a eu aucun signe précurseur", a regretté le 51e joueur mondial.

"Cela a d'abord débuté dans les jambes, cela s'est propagé dans les cuisses et cela atteint aussi mes mains à tel point que je ne pouvais plus tenir ma raquette", a-t-il expliqué.

Lors de cette 3e journée, comme lors des deux précédentes, le thermomètre a dépassé les 30°C et avoisinait encore 27°C dans la soirée.

Rien de comparable avec la fournaise que rencontrent les joueurs lors de l'Open d'Australie en janvier où le mercure dépasse allégremment les 40°C.

Mais l'absence d'ombre sur les courts de Flushing Meadows est sans doute un facteur déterminant pour expliquer ces crampes qui ont également contraint le Croate Ivan Dodig à abandonner en cours de partie mercredi.

Lors de la 1re journée, l'Ecossais Andy Murray avait été également souffert de début de crampes dès le début de son match du 1er tour.

Le vainqueur de l'US Open 2012, pourtant habitué à la chaleur plus lourde et humide de Miami, était parvenu finalement à les éviter en s'hydratant abondamment.

Car quand les crampes apparaissent, il est souvent trop tard: le réglement du circuit ATP interdit depuis 2010 toute demande de temps-mort médical pour soigner spécifiquement des crampes. Le corps médical ne peut intervenir qu'à deux reprises lors des changement de côté et/ou à la fin d'un set, et durant le temps imparti pour ces pauses (1 min 30 sec pour un changement de côté, 2 min après un set), pas plus.

Un article du réglement qui peut paraître injuste, mais que les joueurs avaient demandé eux-mêmes pour lutter contre ces "breaks" médicaux intempestifs demandés uniquement pour perturber un adversaire.

jr/mf

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