POLITIQUE

Projet de loi 3: les régimes de retraite vont bien, dit le SCFP

26/08/2014 07:46 EDT | Actualisé 26/10/2014 05:12 EDT
CP

Les régimes de retraite municipaux sont en bonne santé financière, mais les méthodes de calcul de Québec tendent à donner une « illusion de déficit », conclut le Syndicat canadien de la fonction publique au Québec (SCFP-Québec) dans son mémoire qu'il présentera ce matin devant la commission parlementaire sur le projet de loi 3.

Le syndicat est formel : selon ses actuaires, les 170 régimes de retraite municipaux se portent bien.

« Notre évaluation préalable de la situation financière, en date du 31 décembre 2013, de l'ensemble des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal auxquels participent nos membres indique une situation saine », écrit le SCFP-Québec dans son mémoire, dont Radio-Canada a obtenu copie avant sa présentation.

Le degré de capitalisation de ces régimes se situe autour de 98 %, assure le syndicat. Pour arriver à ce résultat, ses actuaires ont notamment pris en compte le fait que de nombreuses personnes vont prendre leur retraite plus tard que prévu, ce qui aura un effet bénéfique.

Le syndicat soutient aussi que les prévisions de la Régie des rentes du Québec ont tendance à être trop conservatrices. Selon le SCFP, une partie de l'argent mis de côté grâce à la marge pour écarts défavorables, qui est destiné à faire face aux situations imprévues, devrait plutôt être transférée vers un fonds destiné à stabiliser le système de retraite.

Le SCFP-Québec estime par ailleurs que tous les régimes de retraite dont le degré de capitalisation est inférieur à 85 % devraient se négocier « librement ».

Le syndicat représente 70 % des employés municipaux québécois dans 258 municipalités, dont celles de Montréal, Longueuil, Québec ou Trois-Rivières..

Le SCFP veut aussi un fond de stabilisation et d'indexation égal à 20 %, alors que le projet de loi 3 préconise un taux de 10 %, dit le porte-parole du syndicat, Marc Ranger, en entrevue téléphonique avec Radio-Canada.

Commission parlementaire sur le projet de loi 3