NOUVELLES

Scandale Espirito Santo: une société lausannoise dément tout rôle litigieux

18/08/2014 05:13 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT

La société financière suisse Eurofin, établie à Lausanne, a vigoureusement démenti lundi des informations parues dans le Wall Street Journal concernant son rôle litigieux dans la déroute de la banque portugaise Banco Espirito Santo.

Dans un communiqué publié lundi, Eurofin déclare "démentir vigoureusement toute allégation selon laquelle il aurait pu être impliqué" dans les produits structurés de Credit Suisse "éventuellement liés à la déroute du groupe Espirito Santo et à la banque Espirito Santo".

Eurofin, ajoute le communiqué, "n'aurait jamais agi comme responsable d'investissement, conseiller ou agent de placement de ces produits financiers de Credit Suisse".

Eurofin répète encore n'avoir jamais joué un rôle important dans le financement du groupe Espirito Santo, comme l'affirmait déjà le Wall Street Journal dans un article précédent sur cette affaire, et dément avoir eu pour "mission principale de servir Espirito Santo".

Egalement mise en cause par le Wall Street Journal, la banque Credit Suisse a indiqué lundi mener une enquête interne sur ces allégations, et se refuse en attendant à tout commentaire.

Eurofin est une société fondée en 1999, par des actionnaires privés et est dirigée par M. Alexandre Cadosch, un ancien diplômé de l'Ecole Hôtelière de Lausanne.

La société emploie quelque 80 personnes.

Entre 2004 et 2009, le Groupe Espirito Santo y détenait une participation minoritaire de 20%.

Un représentant du Groupe Espirito Santo a siégé au conseil d'administration d'Eurofin jusqu'à mars 2014, avant de démissionner.

Eurofin dément par ailleurs avoir "aidé à re-packager des montants importants de dette de diverses sociétés" du groupe Espirito Santo, comme l'écrit le journal américain.

mnb/apo/abb

ESFG - ESPIRITO SANTO FINANCIAL GROUP

BANCO ESPIRITO SANTO

CREDIT SUISSE GROUP

PLUS:hp